AccueilActualitésActualités 2017Valencia. 19 mars (tarde). Lopez Simon indulte « Pasmoso » et Juli coupe trois oreilles.

La dernière corrida des Fallas de Valencia se sera terminée par le succès d’El Juli qui coupe trois oreilles et par celui de Lopez Simon qui indulte le dernier toro du cycle auquel il coupe symboliquement les deux oreilles.

C’est donc par la grâce de « Pasmoso » de Domingo Hernandez que s’est achevée une feria de Valencia qui aura été marquée par l’indigence du bétail. Qu’on ne s’y trompe pas, l’indulto du dernier toro pourrait être l’arbre qui cache la forêt, car si « Pasmoso » fut un bon toro, il ne passa pas la barre de l’excellence qui devrait conduire à l’indulto. Certes il répétait avec une charge pleine d’alegria, mais le tercio de varas fut réduit à sa plus simple expression, même si l’animal culbuta le picador en le prenant de face lors de la première puya, car la seconde rencontre fut symbolique.

Alberto Lopez Simon profita de la belle noblesse et de l’alegria du toro pour composer une faena de bon niveau, dans son style vertical et quelque peu tremendiste qui porte sur le public. De la liaison dans les passes lors de bonnes séries, des regards vers le public, tous les ingrédients pour attirer l’attention et les faveurs des tendidos, et ça marche ! Le palco céda sans trop se faire prier à la pétition d’indulto. Tant mieux pour « Pasmoso » et une fois de plus tant pis pour une Fiesta en manque de critères.

Le troisième, juste de forces, fréquenta du bout de la pique le uhlan sans que l’on puisse qualifier cette rencontre de tiers de varas car de varas il n’y eut point. Lopez Simon tenta là aussi de se mettre le public en poche en se mettant à genoux et il y parvint. La recette marche, et sans enlever du crédit à sa prestation, le garçon gagnerait à assurer les fondamentaux en concentrant ses efforts sur le toro et non sur les tendidos. Echec avec les aciers. Silence.

El Juli est un grand maestro, personne n’en doute, même si on le voit depuis quelques années jouer plus dans le registre de la facilité que dans celui de la vérité. Une fois de plus, son chemin croisait celui des Domingo Hernandez-Garcigrande dont il doit tuer la majeure partie de la camada. Le premier de la tarde était noble mais sans grande classe, avec une tendance à gazapear (avancer au pas continu). Une belle demie à retenir de l’entame au capote, puis un début de faena de rodillas avant des séries droitières de bon niveau, le passage sur le bord opposé s’avérant moins convainquant. Oreille un peu généreuse malgré une estocade trasera et desprendida.

Le quatrième toro fut généreusement honoré de la vuelta al ruedo posthume, une récompense due plus au métier du torero qu’aux qualités intrinsèques du bicho. Cette fois, c’est à gauche que le trasteo eut la plus grande profondeur. Un ensemble certes de bon niveau, bien rématé avec les aciers mais qu’un trophée aura suffi à valoriser.

Face au second de la tarde, Alejandro Talavante se montra élégant au capote, puis classique muleta en mains en début de faena, avec une entame par esthétiques naturelles genou ployé, puis d’autres en se redressant avant une alternance droite-gauche qui finit a menos au gré du peu d’entrega d’un toro sans grande race qui l’obligea pour terminer à se positionner dans les terrains de proximité. Final par luquecinas et mauvaise conclusion à l’épée. Salut.

Le cinquième, de charge désordonnée, trouva sur sa route un torero serein qui tenta de gommer avec beaucoup de métier les défauts affichés. Un trasteo valeureux et professionnel qui aurait pu être primé d’un trophée si l’épée à nouveau n’avait pas fait défaut. Silence.

Les 1° et 5° toros portaient le fer de Garcigrande, les autres celui de Domingo Hernandez. Pour l’histoire, « Pasmoso » portait le numéro 111, était né en décembre 2012, pesait 532 kg et arborait un pelage colorado.

(Photos : Arjona)

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