AccueilActualitésActualités 2017Olivenza. 5 mars (matin). Perera et Ginès Marín en triomphe.

Arènes avec quelques places de libre en raison probablement de la retransmission télé de la corrida et du temps incertain. Matinée entrecoupée de passages de bruine et de pluie, deux heures vingt de spectacle. Spectacle retardé de quelques minutes pour un rapide paseo publicitaire de véhicules japonais ?

Six toros de Zalduendo, bien présentés, de 505 à 565 kilos, tous une pique prise avec une honnête bravoure, le cinquième mettant le cheval en difficulté. A la muleta tous très collaborateurs avec une mention au quatrième.

  • Miguel Angel Perera (bleu roi et or), au premier, une entière et trois descabellos, salut ; au quatrième, une entière, deux oreilles.
  • José Garrido (bleu marine et or), au deuxième, un pinchazo, une entière, cinq descabellos, silence ; au cinquième, une entière et un descabello, avis, silence.
  • Ginès Marín (blanc et or), au troisième, une entière, une oreille ; au dernier, une entière et une oreille.

Perera et Marín sortent en triomphe.

Tous les trois ouvraient leur saison, et ce rendez-vous représentait le plus d’importance pour Ginés Marín qui ne s’est pas encore imposé au rang des matadores. Il n’aura pas laissé passer cette opportunité gagnée avec art et technique.

Miguel Angel Perera, chef de lidia incontesté, est arrivé sans grande motivation, décidé à laisser faire les choses. Il ne fut pas au mieux avec son premier toro qui fuyait les capes et il dut se rattraper au moment des quites, et dès lors, plus rien ne pouvait lui être reproché. Avec ce toro très noble, il démontra aussitôt toute sa finesse et son temple et imposa à la faena un rythme très lent. On en retiendra une longue série d’excellentes naturelles où on a vu Perera mettre tout son corps au service de sa tauromachie.

Mais lorsque sortit le deuxième combattant il lui fallait transformer sa demi-réussite (en raison de l’épée). Quelques passes changées dans le dos, un nouveau moment sur la gauche, applaudi par l’arène et pour finir des moments très classiques qui lui permettent d’empocher deux trophées.

José Garrido, dès le tercio de cape, allie efficacité et moments artistiques, surtout lors des quites qu’il remate d’une énorme demie. Il est aussitôt efficace à la muleta. Les deux mains signeront d’excellents moment, mais le garçon aura ce défaut de vouloir trop faire durer. Et à cet instant, il ne fut pas récompensé. Par la suite son deuxième adversaire le déborda totalement à la cape. Un moment à l’origine d’une série de passes de châtiment rageuses. Elles permirent de museler l’animal. Les deux mains eurent chacune leurs bons moments. Mais José Garrido nous a finalement apparu un peu terne.

Ginès Marín, qui avait fait ici sa première novillada piquée, s’est accroché à ce cartel qui peut le propulser très haut. Un peu amorphe à la cape, il se rattrape en lançant sa faena par une passe changée dans les dos. Ce n’était que l’introduction à une grande série de naturelles. Le toro était un noble dont on ne pouvait douter et finalement Ginés Marín réveillait l’arène par la précision de sa faena.

Il poursuivit, pour conclure, par un surprenant tercio de cape avec une ou deux véroniques à genoux suivies par des passes de grandes élégance. Trois statuaires ouvrent sa faena qui précédent une impressionnante série à gauche ou quelques trincheras qui apportent un indéniable élégance… Avec cette muleta qui caresse admirablement le sable. On se rapproche des sommets de la tauromachie.

Une course pour le bonheur et le plaisir.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.

Diaporama : Ferdinand de Marchi.

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