AccueilActualitésActualités 2017Olivenza. 3 mars. Oreille pour Aguado et Toñete.

Un tout petit quart d’arène, pluie soutenue et forte jusqu’à dix minutes du paseo… qui profitant de l’accalmie s’est déroulé avec une demi-heure de retard. Température polaire, pour cette extrémité sud de l’Europe, deux heure dix de spectacle.

Six novillos de El Parralejo, lourds, mobiles et faciles de cornes dans l’ensemble, tous une pique prise avec une bravoure régulière. Plutôt très toréables à la muleta.

  • Pablo Aguado (rouge foncé et fâné et or), au premier, une entière, silence ; au quatrième, un mete y saca, une entière al encuentro, une oreille.
  • Leo Valadez (bleu marine et or), au deuxième, deux pinchazos, deux fois un quart de lame, avis, silence ; au cinquième, une entière, silence.
  • Antonio Catalán « Toñete » (bleu marine triste et or), au troisième, une entière, une oreille ; au dernier, une entière, silence.

 

Vendredi « por la tarde » le cartel de cette novillada faisait appel à deux garçons qui avaient débuté sur ce sable, Leo Valadez et Pablo Aguado. Mais pour eux ce ne fut pas le succès de leurs débuts. On ouvrait avec eux la feria qui se terminera dimanche.

Pablo Aguado, après un tercio de cape plutôt réussi marqué par une vuelta de campana de son adversaire, a servi dès l’entrée un toreo aussi froid que le vent qui balayait l’arène… Pour un sévillan une rigueur castillane, de ces faenas très classiques, avec des passes profondes et très templée. Malheureusement l’animal un peu faible a trahi cette rencontre. 

Par contre Pablo Aguado a démontré toute sa volonté de triomphe en revenant… commençant par une porta gayola, qu’il ne transforme pas dans la suite du tercio. Mais il fallait savoir attendre le festival de quites qui suivait la pique. Muleta en mains, Pablo, sur la gauche, enflammait des arènes frigorifiées et déclenchait la musique, un moment exceptionnel que ces quelques naturelles. Il terminera avec moins de réussite, se fera désarmer, puis reprendra le dessus et saura s’arrêter rapidement… Mais tout de même Pablo Aguado aura su nous faire espérer.

Leo Valadéz fut un parfait écolier, bon partout mais jamais extraordinaire. On admire un excellent capeador, qui devra faire, ce n’est pas courant, avec trois vueltas de campana, dont une à la muleta. Après une belle série de véroniques, il prend le rouge drapelet pour quelques fausses statuaires avec un joli répertoire de changements de mains… et c’est à gauche que le garçon se fait rapidement plaisir en citant, souvent, de très loin, tout en conduisant un long recorrido. La musique vient rapidement souligner l’ensemble. Mais trop confiant, oubliant le novillo, Leo se retrouve châtié, roulé au sol.

On retrouvera ce style très policé, sans imagination véritable, lors de sa seconde sortie. Mais cette fois son adversaire affiche de fâcheuses tendances de faiblesse. Il lui sera compliqué de le mettre en valeur. Il devra finalement s’abstenir.

Antonio Catalán « Toñete », quelques véroniques amples et profondes, et une demie de rêve avant de le voir sauter sur la muleta avec laquelle il prend le parti de citer de loin mais se fait prendre avec violence sur la deuxième passe. Mais il reprend vite le dessus et en quelques derechazos il entame un grand moment de classicisme. Il est parfait avec une muleta très basse. Rien à dire !

Il entend bien transformer sa première oreille, mais lors de sa seconde sortie il demeurera sans imagination dans une faenita d’où ne ressortiront que quelques excellentes naturelles. La fanea est belle, mais reste tout de même un peu fade.

Reseña : Jean-Michel Dussol.

Photos : Jean-Michel Dussol et Ferdinand de Marchi

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