AccueilActualitésActualités 2017Magescq. 5 février (tarde). Des novillos parfaitement présentés et souvent compliqués.

Arènes couvertes quasi combles pour ce début de saison… A l’extérieur fortes bourrasques de la tempête Marcel.

Six novillos sans picadors de Casanueva (José et Guillaume Bats). Remarquablement présentés, la plupart applaudis à l’entrée, forts, très mobiles et agressifs, bien armés. Le troisième, quatrième et cinquième particulièrement compliqués.

Il aurait fallu des novilleros avec beaucoup de métier pour s’imposer. Long et chaleureux hommage à l’ancien président et créateur de la journée, Bernard Menard, récemment disparu.

  • Baptiste Cissé (rouge et or), au premier, une entière, une oreille ; au quatrième, un pinchazo, une entière, un descabello, salut.
  • Alvaro Seseña (blanc et or), au deuxième, une entière, une oreille ; au cinquième, trois pinchazos à la sauvette, une atravesada, trois avis, toro rentré vivant (puntillé en piste).
  • Diego San Roman (vert et or), au troisième, trois pinchazos et trois quart de lame, silence ; au dernier, trois pinchazos, un mete y saca, un descabello, avis, silence.

 

Baptiste Cissé, pour une de ses dernières sorties en novillada sans picadors, a dû résoudre quelques problèmes compliqués car il convenait de savoir garder dans la muleta ce premier Casanueva. Il y est efficacement parvenu surtout sur la main gauche où il s’est permis de ralentir la charge de l’animal. Mais sur la fin l’animal ne voulait plus jouer sur ce côté et il dut retrouver un nouveau sitio pour profiter de cette même corne. Il ne fut guère gâté avec le quatrième et ses multiples tendances à la fuite. Contraint à une série de passes de châtiment, il réussit parfaitement dans l’exercice. Mais l’équation était complexe, entre ramener l’animal et lui faire quitter sa querencia… Avec un peu plus de chance à l’épée, Cissé pouvait emporter un second trophée.

Alvaro Seseña (blanc et or), se présenta avec un joli jeu de cape. Des capotazos très précis, très fins et surtout efficaces pour commencer à mater son adversaire. A la muleta, il vire rapidement à gauche et apparaît comme un lidiador très puesto qui impose sa règle. Toutefois il perdra cette belle prestance en fin de faena et deviendra brouillon. Mais l’ensemble ne manqua pas d’intérêt. On retrouva ensuite la même maîtrise à la cape, moins efficace avec un toro beaucoup plus agressif. Il se trouva rapidement débordé à la muleta et ne parvint jamais à dominer. Il fut aussi sérieusement châtié, relevé par son père, José Luis, l’ancien torero. Dès lors le courage et la quiétude l’abandonnèrent au moment d’une mise à mort qui se révéla catastrophique au point de faire sonner les trois avis.

Diego San Roman (vert et or). Le protégé de Sébastien Castella, plus habile avec l’acier, aurait certainement laissé une meilleure impression. Il s’est jeté en véritable belluaire dans son premier combat. Avec beaucoup de courage mais sans trouver une bonne efficacité, il fut débordé, incapable de s’affirmer. Mais à force de remonter en première ligne, il fit plier l’adversaire. Une belle victoire… Il prit la direction du combat avec le dernier Casanueva, mais ne put aller jusqu’au bout. Il manque encore de métier. Mais les gènes sont là. A revoir !

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol

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