AccueilActualitésActualités 2017Avignon. Cheval Passion 2017.

Tauromachie et équitation étant liées, petit passage par le salon du cheval d’Avignon, « Cheval Passion« , où toutes les formes d’équitation étaient représentées, et bien sur celle qui nous vient de la péninsule ibérique.

Compte-rendu sous la plume de Freddy Porte avec des photos de Martine Clément.

La 32ème édition de Cheval Passion vient de se terminer : fraîcheur mais soleil au rendez-vous sauf le dimanche, gris et pluvieux.

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(Diaporama : photos  Franck Mariotti)

Parmi les nombreuses animations on notera, une des plus prisées du public : le tri de bétail. Il s’agit d’isoler une bête (camargue ou domestique) dans un temps imparti. Les cavaliers, au nombre de trois, forment une équipe et sont jugés également sur la technique par un jury de professionnels qui sanctionne les erreurs et les irrégularités.

Sous l’égide de la FFE, ces épreuves voient le plus souvent des cavaliers camarguais, bien qu’elles soient également ouvertes aux autres traditions équestres : espagnole, portugaise, américaine. Le tri se passe en carrière extérieure, l’absence du mistral, qui empoisonne certaines éditions, étant particulièrement appréciable.

Un circuit parallèle (dans le bâtiment H), réservé aux seuls chevaux lustaniens, purs ou croisés, fait l’objet d’un concours WAVE. Les cavaliers sont départagés lors de parcours de maniabilité technique ou chronométré et se confrontent lors d’une épreuve de dressage spécifique.

Attelage, équitation américaine, show d’élevage, MISSEC, colloques, complètent la programmation, ce qui offre un panel d’activités pour tous les goûts.

Le premier prix de l’innovation a été attribué à  la sellerie Pujolas pour sa selle demi-gardiane.

Xavier Libbrecht et Gaston Mercier ont le projet de remettre au goût du jour le raid de d’Artagnan. Le défi avait été relevé en 1987 en effectuant 220 Km en changeant 4 fois de cheval en 11h54. C’est avec les chevaux du champion d’Europe d’endurance Gaston Mercier que ce défi a été réalisé. Cette aventure a été inspirée du roman d’Alexandre Dumas. Au 17ème siècle, le héros avait parcouru cette distance pour remettre les ferrets à la reine Anne d’Autriche. 

Le Gala des Crinières d’Or, avec ses six représentations, passionne toujours le grand public qui vient y chercher un peu de rêve et se laisse transporter par la magie et la poésie des numéros proposés. Avec huit numéros seulement, nous avons noté la volonté de faire un spectacle plus court et enlevé.

Noblesse oblige, le Cadre Noir eut l’honneur d’ouvrir le bal. Il s’agit d’une création extraite du spectacle « Danse avec le Cadre Noir» sur le thème du ballet de Coppélia. Un pas de deux avec un couple de danseurs de la compagnie Dynamo. La danseuse, voluptueuse par moments, à la gestuelle mécanisée à d’autres, telle une marionnette arriva sur la piste à bord d’une voiture hippomobile menée par Louis Bastyd du haras d’Uzès.

Le rôle de groom était tenu par Laeticia Baron. Ce bel attelage de quatre chevaux de sang bais, harnachés en collier anglais, était formé d’un Selle-Français, un Trakhener, un Holdenbourg, un Winterberg. Leur robe se déclinant du bai, bai foncé, bai brun et noir pangaré. La voiture a appartenu à l’évéché de Rodez qui l’a offerte au haras de Rodez. Il s’agit de la dernière calèche de l’évèque de Rodez.

Nos écuyers en noir, avaient à leur disposition deux lots de chevaux pour assurer les six représentations : deux bais en début de semaine et deux alezans pour les 3 derniers galas.

Sous la selle de l’écuyer Jean Paul Larchy : Django l’alezan ou le bai Welfenkorig. L’écuyère Laurence Sautet montait respectivement l’alezan Dirty ou le bai brun Soutero.

La chorégraphie proposée s’harmonisait avec l’Equitation à la Française dont Saumur est le conservatoire. Occupant l’espace à merveille par de savants déplacements, les écuyers se retrouvant quelquefois au botte à botte, affichant autant de complicité que de complémentarité avec les danseurs. Les exercices et les figures de la belle équitation, savamment dosés, se succédant. Toutes les difficultés furent abordées au trot d’abord, puis au galop avec les changements de pieds rapprochés jusqu’au temps, les demi-pirouettes et autres déplacements latéraux, pour  terminer avec les allures plus aériennes que sont le Passage et le Piaffer et leurs transitions…

Autre moment fort fut le pas de quatre de «Cordoba Ecuestre» avec garrochas et flamencas. La voltige classique avec la troupe Noroc, Silver Massarenti, Real Horse, la liberté de Gari Zoher, un bel intermède humoristique avec Rosi Hochegger et son cheval complice ‘Scout’ de robe léopard, le tableau final étant assuré par les chevaux Camargue de la Montagnette et des éleveurs de L’AECRC. 

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