AccueilActualitésActualités 2017Arnedo. 19 mars. Fernando Plaza coupe une oreille et empoche le Zapato de Plata.

Petite demi-arènes couvertes, deux heures trente de spectacle, joli soleil et température agréable à l’extérieur.

Six novillos sans picadors de Daniel Ramos, très bien présentés, très mobiles, démontrant parfois un peu de faiblesse à la sortie de vuelta de campana. Tous d’une grande noblesse et parfaitement toréables.

  • Aaron (vert foncé et or), au premier, deux entières atravesada, salut ; au quatrième, une atravesada, une entière caida, s’offre une vuelta.
  • Fernando Plaza (vert clair et or), au deuxième, une entière, avis, silence ; au cinquième, une entière, avis, une oreille.
  • Jaime Casas (bleu marine foncé et or), au troisième, deux pinchazos, une entière basse, silence ; au dernier, un mete y saca, une entière, avis, six descabellos, vuelta.

En remportant le Zapato de Plata, Fernando Plaza est assuré de participer, fin septembre à la prochaine feria de novilladas. Un concours qu’il a remporté par sa volonté et son élégance devant « Universitario« , un Daniel Ramos noblissime qui lui a offert une corne gauche fabuleuse. On a pu ainsi apprécier un Fernando Plaza extraordinaire dans ses naturelles qui impliquaient tout son corps, à la limite de l’équilibre avec une muleta très basse. A droite il inscrivit quelques séries de haute valeur et montra quelques ronds complets.

Par contre Plaza a de gros progrès à faire à la cape où il fut pratiquement inexistant, et même débordé lors de son premier combat. Mais cet animal était trop faible pour lui permettre de triompher même s’il écrivit, ici aussi, quelques splendides naturelles.

Aaron est un novillero bien comme il faut, agréable, avec des qualités mais qui demeurera superfciel lors de ses deux sorties. C’est sûrement cette attitude qui fera que la présidence refusa de lui accorder la musique lors de sa deuxième faena… Forte bronca de la part du public, mais rien à faire. Pour se venger le torero s’offrira une vuelta qui n’était guère méritée. Les deux fois il tua mal. Il y a beaucoup de travail pour continuer.

Jaime Casas se présenta avec une larga afarolada avant d’être débordé dans la suite du tercio par un Daniel Ramos très mobile et agressif. Il profita de la noblesse de l’animal sur la corne gauche, mais sans jamais s’imposer sur l’animal. C’est un peu identique avec le dernier toro, même si sa faena est bien séquencée sur les deux mains avec un bon rythme. Mais ses gestes ont souvent manqué de temple et surtout de classe.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.

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