AccueilActualitésActualités 2017Aignan. 16 avril (matin). Une seule oreille pour Collado Diaz.

Belle petite entrée, grand soleil progressivement étouffé par une montée de nuages, température plutôt fraîche,deux heures quinze de spectacle.

Quatre novillos du Lartet (Paul et Jérôme Bonnet), parfaitement présentés, très mobiles, agressifs, parfois con genio et sentido, tous proches des trois ans révolus… ou à peine à quelques jours de l’anniversaire. Deux applaudis à leur entrée en piste, le premier et le quatrième.

  • Juan Collado Diaz (blanc et or), au premier, blessé, novillo tué d’une entière par Dominguez Cabrera; au deuxième, une entière, une oreille.
  • Carlos Dominguez Cabrera (rioja et or), au deuxième, deux pinchazos, une entière, silence; au dernier, un pinchazo, deux entières, deux descabellos, applaudissements de sympathie.

 

Pas simple la novillada sans picadors amenée par Paul et Jérôme Bonnet, presque trois ans à quelques semaines près et surtout deux novilleros qui n’avaient pas les connaissances suffisantes pour affronter un tel bétail.

Juan Collado Diaz ouvrait les hostilités en se faisant largement déborder à la cape. Mais il fit illusion jusqu’aux premières passes de muleta où la troisième l’envoya au sol. Il ne sut pas mette le novillo en confiance et se retrouva vite débordé pour une deuxième cogida qui en précédait une troisième où le torero se retrouva groggy. Infirmerie et retour pour trouver un garçon métamorphosé qui est presque dominant à la cape avec une belle série de véroniques, et qui poursuit à la muleta avec une certaine classe, profitant d’un animal qui mettait bien la tête dans la muleta. Une très longue série à gauche qu’il ne sait pas rémater et qu’il finit par cafouiller. Une belle estocade et une entière pour faire plaisir au public.

Carlos Dominguez Cabrera eut un des erales les plus difficiles, mettant les pattes dans la cape, agressif et violent. A peine si cinq ou six véroniques purent le réduire… Il osa des statuaires pour ouvrir sa faena, se fit prendre et devint brouillon. Il mit à mort sans convaincre. Pour terminer, il mit la barre haute avec deux afaroladas à genoux, une série de véroniques et deux demies parfaites. Mais le toro était foncièrement compliqué et Dominguez Cabrera n’eut pas les moyens techniques de l’emporter. Toutefois, quand il trouva la bonne distance, il se montra très agréable… et sur la gauche se lança à la poursuite d’une oreille qu’il ne put atteindre.

Une novillada sans picadors, remarquablement présentée, un peu dure certes, mais il faut bien apprendre le métier. Les Lartet étaient pétris de qualités, il en manquait quelques unes aux novilleros.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.

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