AccueilActualitésActualités 2017Mugron. 17 avril (tarde). Baptiste Cissé réussit son passage en piquée.

Lundi de Pâques, arènes combles, soleil et chaleur, plus frais à l’ombre, deux heures trente de spectacle.

Six novillos de El Añadio, bien présentés à l’exception de quelques cornes escobillées, lourds et hauts, mais souvent sans caste. Tous deux piques sévères prises sans grande bravoure.

  • Angel Sanchez (rouge et or), au premier, un quart de lame al encuentro, un descabello, silence; au quatrième, une entière, une oreille.
  • Jesus Enrique Colombo (bleu et or), au deuxième, un pinchazo et une entière, silence; au cinquième, une demi-lame, trois descabellos, silence.
  • Baptiste Cissé (bordeaux et or), au troisième, une entière, une oreille; au dernier, un pinchazo, une entière, salut.

 

Beaucoup de regrets au sortir de la novillada de Mugron. Beaucoup trop d’espoirs avaient été mis dans le lot de novillos de El Añadio, et de ses deux branches Santa Coloma. Malheureusement l’ensemble est sorti soso et souvent décasté. Certes la présentation était parfaite. Mais pour le reste, il fallait oser se jouer la vie pour arracher quelques passes.

Angel Sanchez, qui remplaçait Garcia Navarrete, a chaque fois été très élégant, précis et efficace à la cape. On sentait un garçon capable de peser sur les novillos. Mais que faire devant un pareil adversaire, s’arrêtant dans la passe, cherchant alors de la tête à attraper l’homme. Par contre il allait exploiter de fort belle manière les quelques instants de lucidité de son second novillo. Une première série de muletazos, immenses, profonds et très lents, le tout terminé par un fabuleux pecho. Mais à part ces moments rares, le reste fut un combat sans âme et intérêt. En ajoutant à ce début une excellente épée, il y avait de quoi couper une oreille.

Jesus Enrique Colombo sera le grand perdant de la journée, touchant deux novillos impossibles. Le premier refusa longtemps de quitter le toril et il fallut lui arracher les passes une à une avec beaucoup de difficultés. Après ce bloc de marbre, il tomba sur le spadassin du lot, jouant sans cesse de la corne. Le garçon dut abréger rapidement.

Baptiste Cissé n’aura pas manqué son entrée dans la cour des novilleros. Il eut la chance de trouver un adversaire un peu plus facile que les autres, et après trois véroniques parfaites, il signera une grande série sur la main gauche. Il aura le grand mérite de ne jamais reculer et de ne pas paniquer dans les moments compliqués. Une attitude qui lui permettra de se comporter au mieux avec le dernier. Il fut souvent obligé de jouer au jeu de la vie et de la mort pour voler de rares passes. Ce fut une faena de tous les dangers dont il est sorti grandi. Il a démontré qu’il avait les moyens de s’imposer chez les novilleros.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.

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