Brèves taurines du 4 janvier (2)

Après un tour d’horizon des arènes, passons aux hommes avec, malheureusement, un carnet noir bien chargé. Ainsi va la vie…

Apoderamiento

Le matador madrilène Gonzalo Caballero a choisi de confier la gestion de sa carrière à l’ancien torero aujourd’hui apoderado Marcos Sánchez Mejías. 

Le garçon, gravement blessé à Madrid en octobre 2019, n’a pas pu reprendre les trastos en 2020 en raison de la crise sanitaire. Si la situation évolue de façon positive, 2021 sera donc la temporada de son retour dans les ruedos.

Le novillero Tomas Rufo et l’empresa Plaza 1 ont mis fin aux relations d’apoderamiento qui les unissait depuis la temporada 2019.

Le garçon devait prendre l’alternative au mois de juillet 2020 à Mont de Marsan, mais la crise sanitaire a repoussé sa prise de doctorat qui devrait donc avoir lieu en 2021.

Le matador Curro de la Casa et  Rafael Ayuso, qui dirige l’empresa Espectáculos Marisma S.L, ont conclu un accord d’apoderamiento. Objectifs du nouveau duo : relancer la carrière du jeune diestro et confirmer l’alternative à Las Ventas au terme d’une sérieuse préparation.

Elève de l’école taurine de Guadalajara, Curro de la Casa avait débuté en costume de lumières en 2009, puis avait pris l’alternative en 2015 à Sacedón (Guadalajara). 

Fin de collaboration entre le novillero Francisco de Manuel et son apoderado Carlos Aragon Cancela, rupture comme c’est souvent dit, de façon amicale.

Fin également des relations professionnelles qui unissaient depuis six ans le matador Javier Cortés et son apoderado Manolo Campuzano.

Carnet noir

Le picador mexicain Juan Pablo González est décédé mi-décembre des suite du coronavirus. Il avait entamé sa carrière dans les ruedos par une étape de novillero avant de changer de poste pour devenir picador. Le garçon avait 39 ans. RIP.

(Photo : altoromexico.com)

Autre picador mexicain victime du coronavirus, Luis Miguel González, frère de Juan Pablo González (ci-dessus) décédé quelques jours auparavant.

Luis Miguel avait 42 ans et officiait actuellement dans la cuadrilla du matador Sergio Flores. RIP.

Autre victime du coronavirus, décès le 18 décembre de l’éleveur mexicain Julio Muñoz Cano qui dirigeait avec son frère la ganaderia Caparica installée sur les terres de la finca El Rocio dans l’état de Mexico. RIP.

Loi des séries, comme pour les deux frères picadors précédemment cités, décès le 28 décembre de l’éleveur et empresario mexicain Manuel Muñoz Cano qui co-dirigeait la ganaderia de Caparica et qui succombe du coronavirus quelques jours après son frère Julio. RIP.

Décès le 18 décembre à 94 ans de l’ancien subalterne Eduardo Catalán « Barajitas » qui fut monosabio, puis novillero et enfin banderillero notamment aux ordres de Paquito Muñoz, Antonio Bienvenida, Julio Aparicio, El Inclusero et Cagancho entre autres. RIP.

L’ancien rejoneador et ganadero portugais José Luis Vasconcelos Sommer de Andrade a quitté la planète des toros le 20 décembre dernier à 74 ans des suites d’une longue maladie. Il avait pris l’alternative le 4 juin 1970 à Campo Pequeno (Lisbonne) et avait eu une belle carrière avant de se retirer pour se consacrer à sa ganaderia, faisait quelques apparitions ponctuelles lors de festivals bénéfiques. RIP.

Le 21 décembre, décès à 76 ans de l’ancien picador José Luis Sánchez Sánchez qui avait officié entre autres pour Ángel Teruel, Paquirri, Vicente Ruiz « El Soro », Paco Ojeda, Víctor Mendes et Finito de Córdoba. RIP.

Décès également le 21 décembre de l’éleveur équatorien Carlos Manuel Cobo, co-fondateur dans les années 70 avec son frère Marcelo de la ganaderia Huagrahuasi, premier élevage de bétail brave du pays créé par l’importation de bétail d’origine Domecq. Carlos Manuel Cobo avait 90 ans. RIP.

L’ancien banderillero Baldomero Ortega Domínguez, frère du matador Rafael Ortega, est décédé le 22 décembre dernier dans sa ville natale de San Fernando. Il avait (comme beaucoup) débuté comme novillero avant de rejoindre les rangs des cuadrillas, officiant aux ordres de Gregorio Sánchez, Limeño, Luis Parra ou Ruiz Miguel. Baldomero Ortega Domínguez avait 96 ans. RIP.

L’empresario et ganadero vénézuélien Hugo Domingo Molina a quitté la planète des toros samedi dernier à l’âge de 81 ans des suites d’une maladie chronique aggravée par le coronavirus. L’homme avait été l’un des acteurs majeurs de la Fiesta dans son pays. Propriétaire des fers de Rancho Grande, El Prado et La Consolación, il avait aussi été à la tête d’arènes importantes comme celles de San Cristóbal, Mérida, Maracaibo, Valencia, Caracas ou Barquisimeto. RIP.

Décès samedi dernier également à 80 ans d’une insuffisance rénale de l’ancien matador mexicain Antonio Vega. Avocat de métier, il avait débuté comme practico puis s’était lancé à 43 ans comme novillero, toréant 56 novilladas entre 1983 et 1988, finissant par prendre l’alternative le 1er octobre 1988 à San Miguel de Allende. Il toréa peu après son alternative (26 corridas) jusqu’en 1995 où il se retira des ruedos. RIP. 

Cuadrillas

Suite à l’interruption de carrière de Sébastien Castella, le banderillero arlésien Rafael Viotti s’est trouvé un nouveau patron. Il a incorporé les rangs de la cuadrilla de Ginés Marin où il occupera le rôle de lidiador. Il sera aux côtés de Fernando Perez qui officiait lui aussi aux ordres de Sébastien Castella. Suerte pour cette nouvelle étape !

Juan Ortega, Enrique Ponce et Victoriano del Rio, lauréats de la RNE

La RNE (Radio Nacional de España), via son programme Clarin, a désigné les triomphateurs de la temporada européenne 2020:

  •  La Oreja de Oro (Oreilled’Or) revient à Juan Ortega.
  • Le Hierro de Oro (Fer d’Or) revient à la ganaderia de Victoriano del Rio.
  • Une Oreja de Oro Especial revient à Enrique Ponce en hommage à ses trente ans de matador.