Financement participatif pour le tournage d’un film avec Clemente.

Loin de la poussière.

Chers amis, par cette collecte vous participez à la production d’un film indépendant sur la tauromachie. 

Présentation du projet

Mon approche du monde de la corrida est celle d’un voyageur en pays inconnu.
Loin des débats et des polémiques, ce qui me fait avancer, c’est la découverte d’un nouveau regard.
Les personnages
 
Il m’a fallu un an pour créer des liens dans ce milieu mais j’ai eu la chance de rencontrer Fermin Gonzales et Clemente, le jeune matador qu’il entraîne. Tous deux m’ont invité à partager et filmer la préparation de Clément pour la corrida de Saint-Sever en juin 2019.
C’est une chance de pouvoir de découvrir la tauromachie par l’intermédiaire de Clemente. J’apprécie son style raffiné et sa franchise. Fermin, rencontré grâce à Maurice Rey à Arles, fait partie de la deuxième vague des pionniers de la tauromachie française, une époque d’aventuriers et de poètes. Bien loin de la standardisation actuelle, j’aime son énergie et sa générosité. Je lui suis très reconnaissant de m’avoir fait une place parmi eux et de m’ouvrir les portes des arènes. J’aime leur démarche, leur quête vers une tauromachie artistique et profonde.
 
Le projet en lui-même
 
J’avais cru comprendre que la corrida était une métaphore de la lutte pour la vie. Par son symbolisme, la corrida synthétisait pour moi une forme de rituel esthétique et violent, brassant archaïsme et inspiration profonde, quelque chose d’incroyable à découvrir dans notre société occidentale contemporaine…
 
La corrida perpétue, en effet, les échos d’une tragédie, d’une filiation dans laquelle l’époque contemporaine ne veut plus se reconnaître. On oublie trop rapidement qu’elle est aussi une invention récente et un art vivantLa première partie du tournage m’a permis d’enquêter, de collecter des matériaux divers sur le sujet. J’ai pu prendre la mesure de l’origine d’une émotion tauromachique, de sa complexité, de ce qu’elle mobilise dans l’arène et en dehors.
 
Aujourd’hui je resserre mon propos et j’ai besoin de vous pour continuer à réaliser ce film. J’ai besoin d’un second tournage pour filmer la corrida, me rapprocher et concentrer mon travail de caméra sur le mouvement entre le taureau et le toréro. C’est par cette dimension que le film doit commencer.
 
Les outils du cinéma nous permettent certainement de montrer la tauromachie autrement. De produire un « écart », un décalage dans le trouble esthétique que provoque la corrida. De révéler, de porter la corrida au delà de l’arène, comme l’ont fait la peinture et la poésie.
La corrida sécrète des émotions contradictoires, beauté et effroi, représentation et acte réel. Une culture s’est constituée autour de l’arène, tournée vers un centre béant.Cet espace que frôle et fait vibrer le torero.
 
Cette appréciation cultivée du geste, « l’espace d’un cillement », circule et anime l’art du toréro. Si la corrida sacralise une forme de violence et convoque la mort, elle lui donne parallèlement un sens, une direction et un cadre théâtral. L’humain apprivoise l’absolu.
 
Visages, gestes, histoires mêlées au fil des discussions et des rencontres tissent un canevas serré autour de l’arène. Spécialistes passionnés, simples amateurs, toréros, chacun est l’auteur d’une tauromachie singulière où s’ouvre à nouveau, sans cesse, cette question dérangeante…conjointement unis, la vie et la mort et le devoir d’en prendre la mesure.
L’équipe
 
  • Le réalisateur: David Dupont.
    A la suite d’études aux beaux arts de Marseille, j’ai été formé à la réalisation et au montage documentaire en suivant les formations des ateliers Varan. Mon travail cinématographique s’est développé en fondant Le Camion, une structure de production indépendante. Depuis le film King of the cage en 2003 J’ai réalisé une dizaine de films: je retour, un pont plus loin, Yvoré Travail, Un père français, De la coupure, Basse de basalte et de Lave
    Chaque film tend à l’élaboration d’une proposition nouvelle, à tisser, à creuser, à élaborer un langage cinématographique. Ma façon d’appréhender le cinéma s’appuie sur mon interêt pour l’art, la peinture et la poésie en particulier. Ma pratique de l’installation et de la sculpture me décale d’une écriture purement documentaire et influence encore certainement mon approche.
    Ces films ont été diffusés selon la nature du projet, en galerie d’art (Zeno-X), institutions artistiques ( art3, FRAC Paca, FRAC Auvergne) et projections publiques (université Montréal, Cinémathèque de Grenoble). Une partie de mes films est accessible sur ma page vimeo.
  • Le preneur de son: Renaud Hauray.
    Renaud est caméraman et régisseur. Il intervient dans mes projets comme preneur de son. Il a travaillé avec le collectif Vill9 la série à Grenoble, pour la réalisation de films de fictions et d’ateliers vidéos. Il est aussi régisseur et constructeur dans des projets d’art contemporain. Renaud est un collaborateur « tout terrain », précieux dans mes projets souvent improvisés.
  • Le monteur : Emmanuel Roy.
    Emmanuel Roy est réalisateur et monteur. Il est l’auteur de plusieurs films dont le long-métrage documentaire, « La part du feu » ou encore « How to make a ken Loach Film » un documentaire interactif novateur. Il a mené et mène toujours des ateliers de cinéma à Marseille et ailleurs, en particulier avec les ateliers varan.
    Manu a monté mon premier film lorsque j’étais stagiaire aux ateliers varan…Nous avons depuis tissé des liens. Il a su porter son regard sur mes films, ce qui lui confère respect et autorité (malgré son jeune âge…).
    Manu ne partage pas mon enthousiasme poétique pour la tauromachie. Ceci renforce d’autant plus la dialectique qui se déploie dans nos discussions sur le sujet. Surement, et bien plus que précédemment, je compte sur lui !

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