Les indultos en France.

En prenant la référence des premières « courses à l’Espagnole » :

St Esprit des Landes 1850 (Napoléon III et Eugénie de Montijo ), soit la moitié du 19ème siècle, il faudra attendre la fin du 20ème siècle (1986) pour voir la première grâce d’un toro dans l’hexagone..

Depuis, 76 grâces sont intervenues dont une en rejon.

Pour un cocorico, nous avons adjoint le seul indulto d’un toro français en Espagne : celui des frères Gallon.

Synthèse du tableau

En opposition avec le règlement taurin (voir article précédent) le Pardon de la Vie se fait en plaza de troisième :

  • Saint Gilles : 7%.
  • Istres : 4%.
  • Fréjus : 2%.

En plaza de seconde : zéro.

En plaza de première : un trio sans surprise : 

  • Nîmes : 15%.
  • Arles : 10%.
  • Béziers : 8,5%.

La répartition régionale :

  • Sud-Est : 56%.
  • Sud-Ouest : 44%.

Encastes des toros graciés (superposable aux études espagnoles) :

  • Domecq et assimilés : 90%.
  • Autres : 10%.

En fonction des spectacles :

  • Corrida : 49%.
  • Novillada : 13%.
  • Beccerradas : 20% (curieux !).
  • Festival et fiestas camperas : 18%.

Ganaderias des toros français graciés :

  • Gallon frères et Robert Margé : 7%.
  • La Paluna (Fare) et Jalabert frères : 4%.


« Indulteurs » non français :

  • Enrique Ponce : 5,7%.
  • El Juli : 4,2%.
  • Miguel Angel Perera : 2,9%.

« Indulteurs » français :

  • Juan Bautista : 7%.
  • Sébastien Castella : 3%.
  • Andy Younes : 3%.

De novembre 1986 à décembre 2003 : un à deux toros par an.
De janvier 2004 à décembre 2012 : six à sept bêtes par an.
De janvier 2013 à décembre 2019 : trois à cinq bêtes par an.

Il faudrait comparer avec l’ensemble des spectacles en France durant une temporada.

  • Arènes de première : Arles, Bayonne, Béziers, Dax, Mont de Marsan, Nîmes, Vic-Fezensac.
  • Arènes de seconde : Céret, Floirac (cette arène-là est fermée).
  • Arènes de troisième : toutes les autres (Fréjus et Palavas sont fermées).

Brindis au premier torero français Pierre Cazenabe dit « Félix Robert », qui confirma son alternative à Madrid 

Jacques Lanfranchi « El Kallista »
(2 mai 2020)

NB : le tableau se partage, se complète « con mucho gusto ».