L’histoire du Domaine de Méjanes, par Michèle Ricard (1).

La société Ricard a créé la polémique en début d’année en annonçant qu’elle se désengageait de la tauromachie. L’information a été officialisée lors de l’Assemblée Générale de feu l’UCTPR fin janvier à Méjanes, l’emblématique domaine camarguais acquis par Paul Ricard pour satisfaire son aficion.

Bien des événements s’y sont déroulés et je remercie chaleureusement Madame Michèle Ricard de me permettre de diffuser en exclusivité ses chroniques sur l’histoire de Méjanes, chroniques qu’elle publie sur la page Facebook du domaine et que vous retrouverez au quotidien sur votre site. Bonne lecture !

Merci également à Madame Véronique El Bahjaoui, l’assistante de Michèle Ricard, pour sa collaboration.

Il y a 80 ans, Paul Ricard tombait amoureux du Domaine de Méjanes. Aujourd’hui, c’est sa fille, Michèle Ricard, qui en est la propriétaire.
 
Le Domaine de Méjanes tient une place importante dans l’Histoire et dans le coeur de la Camargue, des camarguais. Mais aussi d’artistes et de personnalités de tous horizons.
 
Pour vous faire, vous aussi, entrer dans la Légende de Méjanes, Michèle Ricard, contera en quelques lignes, illustrées d’une photo ou d’une vidéo, un moment fort de l’histoire du Domaine. 

Episode 1

Octobre 1970. Michèle et Paul Ricard

Un ami me dit un jour combien j’avais eu de la chance que mon berceau ne bascule pas, quand le bataillon de fées s’était penché sur lui…

J’étais déjà née sous une bonne étoile, mon père était Paul Ricard ! Un homme extraordinaire, travailleur, courageux et généreux.

Le 19 octobre 1970, mon père me fit le plus beau des cadeaux. Il m’offrit Méjanes, ce Mas historique marqué du passage des archevêques d’Arles, des Comtes de Provence, des Seigneurs des Baux, des Templiers, de la Maison d’Aiguières et du célèbre Marquis de Méjanes…

A vrai dire, mes frères et mes soeurs avaient le même attachement que moi à Méjanes. Mais leur vie était ailleurs.

A cette époque, je suivais des cours à l’Ecole d’Art Penninghen à Paris. Mais au mois de mai 1968, mon père m’ordonna de quitter précipitamment la capitale pour rejoindre Méjanes. J’y retrouvais alors ma mère.

Coïncidence ou destinée, aujourd’hui c’est au Domaine de Méjanes que je me suis à nouveau réfugiée…