Tiempo pasado fue mejor ?

Petit voyage dans le temps, en ces périodes de confinement devenues Devoir Civique.

Antonio Reverte Jimenez (à ne pas confondre avec Agustin ou Maria Salome Rodriguez « La Reverte ») fut un chouchou des aficionados nîmois.

Il défilera dans la cité gardoise sept fois en sept ans dont trois fois en 1898.

C’est certainement ce 7 juillet 1898 qu’il fera cette suerte particulière «Descabellar a la Balestilla» (1) c’est-à-dire puntiller le toro debout, exécuté par le maestro avec un stylet (couteau très effilé et triangulaire).

Il est vrai que, ce jour-là, le bétail de Carmona fut particulièrement retors. Il partageait le cartel avec le grand Guerrita.

6 mai 1928, la saison printanière est très instable et les précipitations sont multiples.

La cité des Antonins voit défiler Matias Lara «Larrita». Le malagueño a 43 ans et semble enrobé sur la photo (de profil avec des pattes).

Pierre Boudin, Pouly III, accumule les blessures, c’est le début de la fin pour sa carrière de torero.

Manuel de Pozo Jimenez «Rayito», le sévillan est le Roi du Paròn. Les toros sont de Antonio Lopez Plata. 

La course s’étalera sur deux jours à cause des intempéries.

Le 6, Pierre Pouly vera son premier toro (piqué et banderillé) rentré à la corde et tué à la carabine.

Le 7, l’orage interrompt également la lidia.

Larrita, deux toros estoqués, Rayito un.

« Hoy Toca sufrir

Mañana Tocaria  sonreir »

Les mots bleus pour la señorita Aline se sont tus… Brindis à Christophe.

Jacques Lanfranchi « El Kallista »
(18 avril 2020)

(1) dérivé de la suerte del Puñal initiée par le premier torero d’alternative José Candido Esposito au 18ème siècle.

Photo du haut : corrida à Nîmes en 1908. Collection Arnaud Moyne-Bressand