Des nouvelles du front…

Un front, en langage militaire, est une frontière, contestée entre deux forces combattantes. Actuellement, le front est celui de la santé où s’opposent population humaine et virus, une guerre entre un ennemi invisible et des combattants peu et mal armés pour faire face suite à une anticipation défaillante de l’état major. 

Combien durera cette guerre et quelles en seront les conséquences ? Point n’est besoin de détailler le quotidien de chacun, mais du point de vue taurin, on peut dire sans se tromper que nous nous acheminons vers une temporada plus light que les régimes préparant l’été sur les plages, et pourquoi pas une temporada vierge de toute manifestation taurine une fois passées les ferias d’avant confinement.

Que ce soit en France, en Espagne ou dans quelque autre pays de la géographie taurine, la situation est grave, et pourrait devenir catastrophique. Avec l’annulation des premières ferias, c’est pas moins d’un millier de toros qui sont restés au campo, un bétail qu’il faut entretenir au quotidien en espérant des jours meilleurs.

Passe encore pour les cuatreños qui ont la possibilité d’être lidiés l’année prochaine, mais qu’adviendra-t-il des cinqueños qui, si la situation n’évolue pas, n’auront d’autre avenir qu’une fin peu glorieuse dans un abattoir, avec la perte financière que cela suppose, sans compter la frustration du ganadero qui ne pourra juger des résultats de son travail.

Du côté des petites organisations, qui ont du mal à joindre les deux bouts, il semble illusoire qu’une fois la crise terminée, elles puissent compter sur l’appui d’une grande partie de leurs sponsors qui auront sûrement d’autres priorités que d’injecter de l’argent dans la tauromachie.

Pour les toreros, dont une large majorité ne vit pas de la profession, l’avenir s’annonce sombre. Peu d’entre eux auront la chance de faire le paseo si les choses restent en l’état.

Quant aux empresas de caballos, il leur faudra continuer de prendre soin de leur cavalerie qui, bien qu’au chômage technique, continue à avoir des besoins au quotidien. 

Et n’oublions pas ceux ceux qui travaillent dans l’ombre et ceux qui gravitent autour du monde taurin, restaurateurs, commerçants, hôteliers, qui réalisent souvent leur chiffre annuel à l’occasion des ferias.

Combien parmi toutes les catégories évoquées parviendront à encaisser le choc ? La situation actuelle ne prête guère à l’optimisme. 

Et pour terminer cet article, j’adresse un immense brindis aux soignants et personnels de santé qui mettent la jambe en première ligne.

On ne les remerciera jamais assez !!!

Nos confrères de France Bleu Landes y consacrent un article que vous pourrez lire en cliquant sur le lien suivant : 

Coronavirus : Landes, Pays Basque, Béarn… un été sans corridas !

Reports et annulations

En ce qui concerne les derniers reports et annulations :

  • A Nîmes, les Jeux Romains ont été reportés aux 23, 24 et 25 octobre.
  • A Nîmes toujours, le maire Jean-Paul Fournier aurait laissé entendre que la Feria de Pentecôte serait très difficile à organiser… A suivre…
  • A Alès, un report de la Feria est à l’ordre du jour sans que la date (renseignement pris à la source) soit fixée.
  • A Eauze, la journée taurine de juillet n’aurait pas lieu cette année et reprendrait sa place sur l’échiquier taurin en 2021.
Saint Sever : la peña Jeune Aficion change la date de sa semaine taurine et culturelle

La Peña Jeune Aficion communique le changement de date de sa traditionnelle semaine taurine « Toros Y Arte » et ce, en raison des conditions météorologiques adverses subies ces dix dernières années…

Malgré cela aucune des novilladas annoncées le 11 Novembre n’a été annulée (par respect pour les aficionados). Dorénavant « Toros Y Arte » aura lieu fin Septembre début Octobre, et cette année 2020 du samedi 26 septembre au dimanche 4 octobre, jour de la novillada.

Bien entendu tout cela sous réserve d’un retour à une vie sociale normalisée.

En attendant cada uno a su sitio!! Amitiés Tauromachiques.

(communiqué)