Olivenza. 7 mars. Puerta Grande pour Antonio Ferrera.

Première corrida du cycle et seconde sortie a hombros après celle de Manuel Perera la veille lors de la novillada d’ouverture.

Cette fois, c’est Antonio Ferrera qui avec trois oreilles et un rabo, symboliques les trophées maxima, se détache de cette corrida de figuras devant Enrique Ponce (salut et oreille) et El Juli (salut et palmas). 

Face à « Atajante« , porteur du fer de Garcigrande, l’extremeño a sorti le grand jeu, des capotazos d’ouverture aux muletazos de conclusion face à une machine à embestir qui obtint sa grâce par sa grande noblesse et son entrega, … mais qui ne prit qu’un puyazo.

Et je reste de ceux qui considèrent qu’on ne peut juger la bravoure réelle qu’à partir de la seconde pique, donc vous comprendrez qu’il s’agit une nouvelle fois (à mon avis et ça n’engage que moi) d’un indulto « moderne » basé sur la coopération de l’animal.

L’indulto est une récompense pour le ganadero, non pour le torero. Il serait temps qu’on arrête de confondre et qu’on n’inclue plus la grâce dans les statistiques des trophées accordés aux toreros.

Ceci n’enlève rien aux qualités du toreo de Ferrera, le garçon accomplissant une remarquable seconde partie de carrière. Ces qualités furent mises en avant lors de la lidia du cinquième auquel Ferrera sut donner la confiance qui lui manquait pour le mettre dans les étoffes avant de l’occire (comme il le fait régulièrement maintenant) en partant de loin et en marchant. Oreille avec forte pétition de la seconde.

Face à deux toros aux forces justes, Enrique Ponce, chef de lidia du jour, montra une nouvelle fois que sa muleta tenue à mi-hauteur pouvait faire tenir debout des adversaires vacillants.

Son travail d’infirmier (il est des fois où on comprend pourquoi « muleta » se traduit par « béquille »), au demeurant très esthétique, lui valut de salut à son premier et de couper une oreille du quatrième.

El Juli, face à son élevage favori, est reparti les mains vides. Son premier se cassa une patte et fut remplacé par un sobrero du même fer pas très solide sur ses aplombs. Le madrilène fit ce qu’il put (salut).

Le dernier était manso et cherchait l’abri des tablas. El Juli essaya de l’intéresser puis très vite abrégea les débats (palmas).

(Photos : Arjona)

Olivenza. Samedi 7 mars.

Toros de Domingo Hernandez (1° et 6°) et Garcigrande, le 2°, « Atajante« , indulté par Ferrera.

  • Enrique Ponce : salut et oreille.
  • Antonio Ferrera : deux oreilles et rabo symboliques, puis oreille.
  • El Juli : salut et palmas.