Magescq. 16 février. Triomphe de Cristian Parejo.

Les vrais aficionados, étaient présents. Six erales de Santafé Marton, origine Marquis de Domecq, tous excellemment présentés, très mobiles et agressifs malgrès un embonpoint contestable.

Alvaro Burdiel (rouge et or), au premier, une entière, deux descabellos, avis, silence ; au quatrième, une entière, une oreille.

Cristian Parejo (vert bouteille et or), au premier, une entière, une oreille ; au dernier, une entière foudroyante, une oreille.

Jean-Baptiste Lucq (rose vif et azabache),   au troisième, une entière basse, applaudissements ; au dernier, une entière, une oreille.

Pour son retour dans le Sud-Ouest, José  Angel Santafé Marton n’avait pas lésiné sur les moyens.

A Magescq pour la novillada sans picadors d’ouverture, il avait envoyé un lot remarquablement présenté, six petits toros plus que des erales, souvent longs, lourds, mais toujours très mobiles et agressifs. Des erales qui ont démontré au trois novilleros le minimum que l’on attendrait d’eux lorsqu’ils changeraient de catégorie.

Alvaro Burdiel (rouge et or),  avait ouvert les hostilités avec beaucoup d’élégance à la cape, de l’aisance et du style. Mais à la muleta il retrouvait un registre très classique, même s’il eut le mérite de construire son combat sur la seule main gauche. En fait il ne parvint jamais à prendre le dessus sur son adversaire.

Lorsqu’il revient en piste après un somptueux quite de Manolo de los Reyes, il manie la muleta avec beaucoup de classicisme, sans jamais chercher  à inventer et surtout à commander sur l’animal. Son immense estocade lui permettra d’emporter une oreille que personne n’a le droit de contester.

Cristian Parejo fut l’autre personnage important. On a retrouvé le garçon qui nous a tellement procuré de plaisir. Très à l’aise à la cape, avec la muleta il est un peu moins habile. Mais ce garçon est une homme de spectacle.

Il démontre sa gestuelle lors de sa première sortie. Hier il a quitté en triomphe les arènes. Il y a d’immenses qualités dans ce garçon mais encore un peu de timidité qui l’empêche d’aller aussi loin qu’il le devrait.

Jean-Baptiste Lucq, ayant quitté le cocon familial et professionnel, est apparu calme et  détendu. Au cours de sa première sortie il a témoigné beaucoup de calme. Jean-Baptiste a fait plaisir à ses amis et il s’est imposé ou a tenté de le faire en démontrant beaucoup de calme et de sérénité.

Face à son second il ne s’est jamais laissé impressionner et a écrit une tauromachie de domination et d’efficacité. Si son dernier toro fuyait, il a su aller le chercher pour le ramener dans une querencia normale et le passer au fil de l’épée.

Une première novillada sans picadors qui a passionné un grand nombre d’aficionados dont beaucoup étaient présents, la veille, à Vic-Fezensac pour écouter Francis Wolf, le philosophe taurin du moment.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.

Magescq. Dimanche 16 février.

Erales de Santafé Marton.

  • Alvaro Burdiel : silence et oreille.
  • Cristian Parejo : oreille et oreille.
  • Jean-Baptiste Lucq : palmas et oreille.