Nîmes. Victoire des écoles taurines.

Le service contentieux du Conseil d’État a rejeté hier les arguments du CRAC Europe visant à faire interdire les écoles taurines.

Une première manche s’est jouée en 2016 devant le tribunal administratif de Nîmes, manche remportée par les écoles taurines avant que l’affaire soit à nouveau examinée par la cour d’appel de Marseille, laquelle confirmait le premier jugement.

C’est devant le conseil d’état que s’est jouée la dernière manche qui a mis fin au match entre écoles taurines et CRAC, le jugement des deux premières rencontres se voyant confirmé pour la troisième et dernière fois.

« Il résulte des dispositions de l’article 521-1 du code pénal que le législateur a entendu autoriser la pratique tauromachique, tel que c’est le cas à Nîmes, car il s’agit d’une pratique locale ininterrompue. Il ne saurait dès lors être prétendu que l’enseignement de cette pratique […] qui s’adresserait à des mineurs, porterait atteinte à l’ordre public et que cet enseignement constituerait une infraction « 

« Le fait, publiquement ou non d’exercer des sévices graves ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique ou apprivoisé est puni de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende…. Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux, lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée« 

Les écoles taurines pourront donc continuer d’enseigner l’art taurin aux enfants.