Mont de Marsan. Les aficionados rassemblés pour la liberté.

Les aficionados montois se sont retrouvés samedi matin à l’invitation des représentants des peñas taurines de la ville pour la défense des traditions et des droits aux mineurs d’aller librement aux arènes.

Le rendez-vous a eu lieu sur la place Saint Roch où furent construites en 1757 les premières arènes. Un lieu rempli d’histoire, en plein cœur du centre ville, au milieu du marché où les producteurs locaux viennent vendre leurs produits frais qui respirent le terroir, où les cafetiers diffusaient, en même temps, le match de rugby de la Coupe du Monde.

Le Sud, une terre taurine et aussi de rugby. Dans le ciel, les vols de palombes qui passent sous les yeux admiratifs des chasseurs et des habitants dès que la mi-octobre arrive. Sur la place, des capes et des toros sur roulettes. On est bien chez nous, et fiers de nos racines et de notre patrimoine culturel, n’en déplaise à certains bobos parisiens qui ne connaissent en rien notre territoire.

Dans le Sud, on aime la chasse, les produits régionaux, le foie gras, le magret, la course landaise, le rugby et la corrida… Toutes ces traditions étaient réunies sur cette place montoise. Le Sud défendra toujours avec passion la liberté, le symbole de la France, mais apparemment pas pour tout le monde…

Devant plusieurs centaines de personnes, et en présence d’élus montois et de l’agglomération voisine, et de la secrétaire d’état aux armées, Geneviève Darrieussecq, André Viard, président de l’Observatoire National des Cultures Taurines (ONCT), a eu la charge de débuter et de conclure les discours. Un des responsables de la Fédération Départementale de Chasse, et membre de l’Esprit du Sud 40, a pris la parole en soutien à la tauromachie.

Puis Michel Dufranc, maire de La Brède et vice-président de l’Union des Villes Taurines de France (UVTF), a dénoncé cette arrogance intellectuelle de bobos parisiens. Ensuite, le maire et président de l’Agglomération, Charles Dayot, a pris la parole avant que les élèves de l’école taurine Adour Aficion de Richard Milian n’expriment tour à tour leur mécontentement, expliquant également que loin d’être choqués, la fréquentation de l’école taurine, en complément de l’éducation familiale, leur a apporté morale et intelligence de la vie.

Les acteurs de la course landaise sont également venus exprimer leur mécontentement et leur inquiétude. Tous solidaires.

Reportage : Matthieu Saubion (http://www.vueltaalostoros.fr)