35ème anniversaire de la disparition de Paquirri.

Il y a 35 ans disparaissait le matador gaditano Francisco Rivera Pérez dit « Paquirri », blessé  à Pozoblanco par le toro « Avispado » de la ganaderia Sayalero y Bandrés et qui mourut durant son transport vers l’hôpital de Córdoba.

Né le 5 mars à 1948 à Zahara de los Atunes (Cadiz), fils du novillero Antonio Rivera Alvarado (1920-2009) employé à l’abattoir municipal local, Francisco Rivera Pérez débuta en habit de lumières face à du bétail brave (Núñez Polavieja) le 16 août 1962 dans son village natal en compagnie de son frère José Rivera Pérez dit « Riverita ».

Deux ans plus tard (28 juin 1964), il toréait sa première novillada piquée dans les arènes de Cadiz, enchaînant deux saisons dans la catégorie (22 novilladas en 1964, 41 en 1965 et 19 en 1966) avant de se voir programmé à Barcelone pour y recevoir l’alternative le 17 juillet 1966 (parrain Antonio Bienvenida, témoin Chamaco). Hélas il fut gravement blessé par le premier toro de la tarde et il ne passa finalement son doctorat que le 11 août suivant dans cette même plaza, Paco Camino lui cédant le toro « Zambullido » d’Urquijo en présence d’El Viti.

Paquirri confirma à Madrid le 18 mai 1967 des mains de ce même Paco Camino, José Fuentes officiant comme témoin. Le toro s’appelait « Alelado » et portait le fer de Juan Pedro Domecq.  

Au terme de nombreuses saisons de matador (plus de 1200 corridas) jalonnées de nombreux succès, mais aussi de nombreuses blessures de gravités diverses, ce funeste rendez-vous du 26 septembre 1984 à Pozoblanco où « Avispado » lui infligea une cornada qui, de nos jours, vu les moyens médicaux actuels, ne se serait pas soldée par la mort du torero. Le décès de Paquirri, dû à un malheureux concours de circonstances, eut pour effet un changement dans la législation, obligeant les arènes à disposer d’une unité de soins (souvent mobile pour les 3° catégorie) convenablement équipée pour parer à toute éventualité.

Paquirri repose au cimetière de San Fernando de Séville. DEP.