Nîmes. 14 septembre (matin). Une oreille pour Solalito face à de décevants San Sebastian.

La novillada de San Sebastian a déçu hier par son manque de forces, nombre d’utreros n’ayant pas les moyens de leurs ambitions. Si la noblesse était au rendez-vous, la faiblesse a contrarié les débats et les garçons ont dû composer avec, s’en sortant convenablement dans l’ensemble.

El Rafi tomba sur un premier adversaire un peu difficile à fixer. A peine permit-il au jeune nîmois une paire de véroniques avant d’être légèrement châtié à deux reprises. Quite de Fernando Plaza par tafalleras et revolera inversée. Rafi banderilla lui-même son adversaire et sa prestation fut saluée par le conclave. Débutée par statuaires, la faena, dessinée à mi-hauteur vu la faiblesse du bicho, fut de correcte facture à droite mais un peu moins aboutie sur le bord opposé, le novillo s’y mettant sur la défensive. Final par luquecinas avant entière atravesada perçante complétée par un descabello. Salut.

C’est par une larga afarolada a porta gayola que Rafi accueillit le quatrième qui l’obligea ensuite à fuir par deux fois. Son banderillero Angel Gomez Escorial régla l’affaire en quelques coups de capote qui réglèrent l’animal avant que le nîmois ne reprenne les choses en main, signant quelques véroniques et chicuelinas. Mis en suerte par cordobinas, le San Sebastian prit deux rations de fer d’intensité décroissante entrecoupées d’un quite de Rafi par chicuelinas et tafalleras alternées, Fernando Plaza concluant le tiers par gaoneras et revolera. Brindée à Alexandre Montcouquiol (fils de Nimeño II), la seconde faena de Rafi fut initiée par passes cambiadas, joli changement de main par devant et pecho. Les séries droitières qui suivirent furent de bon son, le garçon baissant joliment la main par moments, y glissant une arrucina opportune, avant passage à gauche moins convainquant, puis final droitier un peu brouillon. Nouvelle atravesada perçante pour la conclusion complétée par une paire de descabellos. Vuelta.

Fernando Plaza reçut son premier opposant par une belle série de véroniques lentes et templées qu’il rémata d’une larga. Deux puyazos en arrière, léger le second, précédèrent un quite de Solalito par chicuelinas et revolera. Hélas le bicho se cassa une patte dès l’entame de la faena et le garçon dut l’expédier avant que le ganadero ne lui offre le réserve. Quelques véroniques et une larga pour accueillir ce 2 bis qui prit lui aussi deux courtes rations de fer traseras avant nouveau quite de Solal par véroniques et demie. Débutée de rodillas, la faena, entrecoupées de quelques génuflexions du cornu, connut un bon début avant que l’animal se mette sur la défensive, contrariant un peu la suite. Entière contraire au troisième assaut, descabello. Silence.

Après réception par delantales et revolera, le quinto déséquilibra le picador qui finit sur l’encolure du cheval  avant d’administrer deux piques à l’animal, la seconde vaccinale. Quite de Solal par navarras et larga. Petit moment de panique au second tiers où Fernando Plaza père, qui officiait dans la cuadrilla de son fils, faillit se faire cueillir par le San Sebastian au final d’une pose de banderilles, le géniteur arrivant tout juste au burladero. Débutée par statuaires, la seconde faena ambidextre du madrilène fut de correcte facture, se concluant par bernadinas avant une lame contraire nécessitant l’usage du descabello. Salut.

Solalito abordait ce jour une nouvelle étape de sa jeune carrière. C’est par véroniques bien cadencées qu’il aborda son sujet avant de présenter son adversaire face au lancier pour deux légères piques. Quite de Rafi par chicuelinas et revolera. Solal assura lui même le second tiers en deux poder a poder et un violin en deux temps. Brindée au public, la première faena du nîmois, débutée main sur les tablas, fut un peu contrariée par la faiblesse du bicho, le garçon s’appliquant toutefois à bien conduire la charge en courant la main, l’ensemble résultant de bonne facture sur les deux bords. Final par circulaires inversées et luquecinas avant demi-lame atravesada qui handicapa le San Sebastian. Descabello et oreille locale d’encouragement. Vuelta chaleureusement fêtée.

Après quelques correctes véroniques et demie de réception, le sixième prit une courte ration de fer puis un picotazo dont il sortit seul avant un quite de Rafi par zapopinas et demie, quite auquel Solal répondit par faroles et revolera. Après partage du second tiers avec Rafi (ovation pour les deux nîmois), Solal débuta assis sur l’estribo une seconde faena qui tourna vite court du fait d’un bicho de peu de charge et vite défensif qui ne permettait pas grand-chose. Solal essaya mais à l’impossible nul n’est tenu. Final par manoletinas avant trois-quart delantera verticale et latérale. Descabello avant que le San Sebastian ne se couche seul. Palmas.

Reseña et photos : Paco.

https://youtu.be/fjxSje9P0Qk

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