Bayonne. Feria de l’Atlantique.

Ci-dessous les reseñas de la Feria de l’Atlantique de Bayonne sous la plume de Jean-Michel Dussol. Diaporamas : Jean-Pierre Souchon.

Vendredi 30 août (matin). Alvaro Chinchon qualifié pour la finale des NSP.

Dernier acte du concours des novilladas sans picadors de Bayonne, avec deux erales de Alma Serena et deux autres du Camino de Santiago (Jean-Louis Darré). A l’issue d’une intéressante novillada, c’est Alvaro Chinchon qui a été retenu, obtenant ainsi le dernier poste de la finale du lendemain matin.

  • Guillermo Garcia : salut.
  • Nino Julian : salut.
  • Alvaro Chinchon : silence.
  • Jean-Baptiste Lucq : silence.

Guillermo Garcia (bleu foncé et or) : c’est avec un Alma Serena bien fait, vrai petit toro colorado qu’après deux faroles à genoux suivis de quelque véroniques séduisantes, il ouvrait un combat très classique mais efficace. Au début de longues séries sur la main droite, qui précédèrent des moments sur la main gauche où même accroché il poursuivit avec volonté. Il termina par quelques ronds complets. Malheureusement sa mise à mort le priva de tout espoir de trophées, un mete y saca, une entière, deux descabellos avis. Il dut se contenter d’un salut. Le public, qui demandait une vuelta pour le toro, applaudit chaleureusement sa dépouille.

Nino Julian (blanc et or) se retrouvait devant un Camino de Santiago. Bien à la cape, banderillant avec envie et s’amusant a cuerpo limpio avec le toro, le garçon avait tiré une animal compliqué qui joua rapidement de la tête dans la muleta. Très à l’aise, c’est avec la senestre qu’il parvint à dominer son adversaire. Dès lors, il ne reviendra que rarement à droite. Nino est passé près d’une oreille. Il tua d’un pinchazo et d’une entière, salut.

Alvaro Chinchon (rouge et or) trouva sur sa route un autre Camino de Santiago, un sérieux opposant. Le garçon toréa avec beaucoup de style, parfait à la cape, puis nous régala de quelques belles séries à droite terminées par des pechos souvent spectaculaires. Il tenta de citer de loin, mais dut raccourcir la distance. Puis il trouva le point de rencontre et se régala sur les deux mains… mais relâchant son attention, il fut très sérieusement avisé. Mise à mort difficile, trois pinchazos, une entière, cinq descabellos, avis, silence.

Jean-Baptiste Lucq (rouge terne et or) termina la matinée avec un Alma Serena. Plutôt bien à la cape, il commença sa faena par des muletazos à genoux, terminant de façon spectaculaire, comme s’il se riait du danger. Par la suite il se montrera très bien à gauche. Mais il fut rappelé à l’ordre avant d’être jeté au sol. Il tua avec deux entières, silence.

Une novillada plutôt sympathique avec deux beaux erales d’Alma Serena et deux Camino de Santiago particulièrement agressifs.


Samedi 30 août (tarde). Triomphe majeur de Castella.

Première corrida de la Feria de l’Atlantique, arènes quasi-combles, soleil, chaleur, et crépuscule. Deux heures quarante de spectacle.

Six toros de Luis Algarra, plutôt bien présentés mais sans excès d’armures, tous deux piques, certaines prises avec une bravoure exemplaire, le quatrième et le sixième renversent le cheval, de 571 à 471 kilos chez l’éleveur. Parfois compliqués à la muleta mais toujours toréables. Vuelta au deuxième.

  • Sébastien Castella (bleu ciel et or) : au premier, une demi-lame, une oreille ; au quatrième, une entière, deux oreilles, sortie en triomphe.
  • Daniel Luque (châtaigne brune et or) : au deuxième, une entière, avis, une oreille  vuelta au toro ; au cinquième, une demi-lame fulgurante, silence.
  • Pablo Aguado (rioja et or) : au troisième deux pinchazos, une entière, avis, silence ; au dernier, une entière, silence.

La Feria de l’Atlantique, à Bayonne, s’est ouverte avec une très agréable corrida de Luis Algarra qui a permis un triomphe majeur pour Sébastien Castella, trois oreille et une sortie en triomphe. Daniel Luque, plutôt très bien, a été à la hauteur de sa réputation depuis sa corrida triomphale du 14 août. Pablo Aguado, malchanceux au sorteo, n’a jamais renoncé et a souvent tenté l’impossible. Luque a été accueilli par une énorme ovation et quelques instants plus tard Castella et Aguado furent chaleureusement salués par le public.

Sébastien Castella, quelques échanges de quite avec Luque, avant que ne commencent les choses sérieuses et sur un ton rapide. Le toro s’échappe au cours du brindis. Qu’à cela ne tienne, il déploie la muleta en catastrophe, le toro passe mais le garçon est renversé par la patte arrière. Peu importe alors que « Misterioso » revienne sur lui, il se met a toréer à genoux. Le ton est donné, Sébastien sera toujours très présent, imposant sa loi et s’offrant même quelques instants artistiques sur la main gauche, corps relâché, muleta traînant sur le sable… Du grand art.

Le biterrois avait décidé de triompher, se refusant de passer sous les fourches caudines de Luque. Il revient avec un joli festival de cape et quelques chicuelinas marchées pour conduire son adversaire jusqu’au cheval… Encore un grand moment poursuivi par des muletazos à droite, d’une lenteur incomparable, et un jeu très précieux sur la main gauche… Du Castella majeur, dont il a le secret, mais qu’il ne livre qu’avec parcimonie. Pari gagné. Avec ces deux nouveaux trophées,  il a triomphé.

Daniel Luque savait toute la difficulté de revenir dans une arène où il avait triomphé quelques jours plus tôt. Un toro sérieux, compliqué même, qui se livre dans une seule vraie pique chargée de très loin. Il demeurera toujours calme et maître, régalant le public auquel il a brindé de quelques somptueuses naturelles… Tout au long de l’affrontement, la muleta n’est que le prolongement d’un corps relâché qui saura changer de main à tout moment, mais avec grâce, et entrecouper sa geste de belles trincheras et finir en jetant l’épée.

A son retour, il offre un toreo de cape pour l’histoire, avec d’incroyables véroniques, arrêtant pratiquement le temps. Malheuresement son adversaire va tout donner contre le cheval, qu’il renversera et chargera de loin. Aussi la faena va perdre beaucoup d’intérêt et il sera contraint face à ce rythme lent et traînant imposé par l’adversaire à un service minimum… qu’il termine sur une demi-lame fulgurante.

Pablo Aguado sait tutoyer les anges, mais encore faut-il que le toro soit son médium, et pas un de ses deux Luis Algarra n’a voulu jouer ce rôle. Un petit tercio de cape avec son premier opposant qui ne répète pas naturellement dans la muleta. Disons aussi qu’il a laissé beaucoup de force au cheval. Il se rachètera ensuite à la cape où il domine aisément. Il souhaitait une faena facile. Il est obligé de lutter, et dans cet exercice, montrera quelques dons de lidiador et gagnera du terrain. Il n’a jamais renoncé alors que le lendemain l’attendait à Ronda une rencontre avec Morante. Mais ce ne fut pas le Pablo que l’on attendait. Le rêve viendra une prochaine fois.


Samedi 31 août (matin). Tristan blessé et vainqueur de la finale des NSP.

Tristan Espigue est le vainqueur de la finale des novilladas sans picador de Bayonne. Une victoire qu’il n’aura pas eu loisir de savourer car, blessé à l’entrejambe lors de la mise à mort de son second novillo, il partira immédiatement pour l’infirmerie.

Cette course avec quatre erales du Lartet (Paul et Jérôme Bonnet) nous aura fait applaudir deux excellents novillos qui ont été combattus par Tristan Espigue. Un quart de lame, une entière et trois descabellos pour tuer le premier.  Il aura livré une tauromachie sur les deux mains avec une belle planta torera et beaucoup d’efficacité dans la muleta. Il profitera de la belle charge du dernier pour le mettre en valeur, le faisant venir de loin lors d’une série de statuaires. Ses deux faenas ont été pleines d’imagination et d’inventivité, avec chaque fois la maîtrise de ses adversaires.

Alvaro Chinchon (rouge et or) n’aura pas eu la chance d’avoir les deux exemplaires les plus combatifs mais il montra beaucoup de grâce à la cape à chacune de ses sorties. Par contre, il se révéla souvent un peu vert. Il tua son premier eral d’une entière, et le second d’un pinchazo et d’une entière.

Tristan  est un beau vainqueur de ce concours de novillada sans picadors.


Samedi 31 août (tarde). Triomphe d’Adrien Salenc avec un grand toro de Los Maños.

La corrida-concours de Bayonne, deuxième course de la feria, a été dominée par Sergio Flores avec un Valdefresno et Adrien Salenc face à un très sérieux Los Maños. Si une deuxième oreille fut refusée au Mexicain et accordée très généreusement au Français, ce fut comme un déclencheur de grands moments comme la tauromachie sait parfois en susciter. Sous le grondement du public, Adrien Salenc appela Sergio Flores et lui fit cadeau de son deuxième pavillon… Puis, dans sa vuelta, il invita le mayoral à saluer. Vint, quelques minutes plus tard, un final peu courant, un tour de piste commun aux deux toreros et au mayoral de Los Maños. Le public exultait, Sergio Flores pleurait à chaudes larmes, un énorme moment de joie et d’émotion, et une bronca finale pour la présidence avant que Salenc ne quitte l’arène en triomphe.

Cette course, de deux heures trente de durée, aura tout de même permis de voir deux grands toros.

Domingo Lopez Chaves (bleu marine foncé et noir) avec un toro de Murube de 603 kilos, (deux piques). S’il put faire un moment illusion à la cape, l’animal se révéla vite assez fade, soso et tardo dans ses charges. Domingo put tout de même lui voler quelques passes sur le voyage et tenta de se battre à gauche sans réussite. Une demi-lame, deux descabellos, avis et salut au centre.

Sergio Flores (ébène et or), face à un Valdefresno de 509 kilos qui malmènera le cheval en prenant deux piques. Face à ces redoutables armures, Flores ne se laissa jamais impressionner. Il fut parfait à la cape, terminant son tercio en chicuelinas. Il conduira sa faena à la pointe des cornes, utilisant essentiellement la main droite, rematant d’excellentes séries par de spectaculaires pechos. Il sut faire humilier son adversaire tout au long de ce combat. Une leçon de domination. Il conclut avec une entière d’école, d’effet immédiat. Le second trophée ne tombant pas, il s’offrit deux vueltas.

Miguel Angel Pacheco (blanc et argent) combattait un Retamar de 496 kilos, deux piques. Un animal qui se révélera très vite faible, marchant mais ne chargeant pas… Il était difficile de briller avec un tel adversaire. Une entière, silence.

Juan Ortega (rouge et or), avec un José Cruz imposant de trapio, de 532 kilos, deux piques lui aussi, commencera par un long tercio de cape sans véritablement convaincre. Il brindera à Michel Dufranc, maire de Labrède-Montesquieu, mais ne trouvera jamais la distance et le bon sitio. Mais existaient-ils ? Le toro a énormément déçu lorsqu’on avait en mémoire le brillant de ces novillos.

Adrien Salenc (rouge et or), avec un Los Maños bien armé de 498 kilos, deux piques, sera très complet à la cape avec des véroniques très lentes ralentissant la charge du toro. Il brindera à l’épouse de son banderillero Rafael Cañada, toujours hospitalisé à Valence. L’adversaire est agressif, Salenc lui sert une première série de passes de châtiment et après une dernière trinchera, ouvre une première série à droite. C’est un combat intense qui se déroule sur les deux mains, une faena complète et débordante d’émotion avec ce toro admirable. Il faut pourtant en finir, une entière… et les deux oreilles de la contestation.

Dorian Canton (bleu marine foncé et or), termine avec un Pedrés de 605 kilos, très armé qui supportera deux piques. Si le jeune torero béarnais, pour sa deuxième sortie, est bien à la cape et maître de son art, par contre il rencontrera par la suite, de nombreuses difficultés. Il sera le plus souvent obligé d’arracher les passes à un adversaire sans charge franche, andarin, et jouant parfois de la tête. Un moment où il fallait d’abord penser à se défendre plutôt que de briller. Mise à mort laborieuse, trois pinchazos et une demi-lame.


Dimanche 1er septembre (matin). Manuel Diosleguarde en triomphe avec de bons Los Maños.

Novillada matinale, petite entrée, les absents auront eu tort, deux heures cinquante de spectacle, soleil et chaleur, avec un peu de brise d’ouest.

Six novillos de Los Maños, intéressants de jeu, de bon trapio mais pauvres de tête. Tous deux piques prises avec une honnête bravoure, le premier applaudi à l’arrastre et le second à son entrée pour sa belle robe jabonera, de grande noblesse à la muleta.

  • El Rafi (gris vert et or), au premier, trois pinchazos, un quart de lame, avis, salut ; au quatrième, une entière, une oreille.
  • Tomas Rufo (Bleu marine foncé et or) au deuxième, une entière, une oreille ; au cinquième, deux pinchazos, un quart de lame, salut.
  • Manuel Diosleguarde (rouge et or), au troisième, une entière, une oreille ; au dernier, une entière, une oreille.

La novillada matinale de Los Maños, qui devient un classique à Bayonne, n’a pas maqué d’intérêt. Six novillos, parfaits dans l’ensemble, et d’une noblesse qui aurait dû permettre aux novilleros de couper beaucoup plus de trophées. Un reproche tout de même, mais de taille, un encierro particulièrement pauvre de cornes souvent abimées.

El Rafi sut se faire admirer en quelques jolies véroniques. Il profita de la noblesse de son adversaire pour dessiner de belles séries de naturelles avec beaucoup de profondeur et de lenteur. Par contre, il eut sûrement le tort de faire durer sur la main droite… Mais sa mise à mort difficile le priva de tout espoir. Avec le quatrième il donna une nouvelle leçon à la cape, puis à la muleta alterna sur chaque main ses diverses séries. Un toro tardo pour la première passe mais qui ensuite conservait la tête dans la muleta. Une charge suave et noble qui enleva beaucoup d’émotion.

Tomas Rufo signe trois grandes véroniques qui n’en finissent jamais. A la muleta on le retrouve très à l’aise sur la droite où il dessine des ronds complets. Il profitera d’un novillo qui se battra jusqu’au bout. Quand il revient, il confirme ses qualités de capeador. Il lance sa faena par un cite de loin et commence par quelques muletazos sur la droite lorsque, trop confiant, il est pris et retombe lourdement sur l’épaule. Il restera à l’infirmerie une bonne dizaine de minutes avant de reprendre, sans chaquetilla, donnant l’impression qu’il ignore sa douleur. Il se livre alors sur la gauche. Quelques bons moments qui seront effacés par sa mise à mort… le traumatisme à l’épaule n’y est certainement pas étranger.

Manuel Diosleguarde, après deux belles véroniques faites de lenteur, dédie son combat au public. Son adversaire, très noble, manque de forces et de charge. Manuel s’adapte et profite de cette belle noblesse sur les deux mains. Il ne retrouve pas sa majesté précédente à la cape. Ce dernier Maños n’a pas tous les moyens nécessaires de sa caste mais Diosleguarde saura le mettre en valeur en le travaillant sur un tout petit terrain. Le garçon sait faire toutes les choses avec goût. Ses deux trophées ne sont pas usurpés, il peut sereinement sortir en triomphe.


Dimanche 1er septembre (tarde). Des La Quinta décevants. Oreille et blessure pour Joaquim Galdos.

Dernière corrida de la Feria de l’Atlantique, petite entrée, un peu plus du tiers, temps nuageux, devenant frais en fin de course, deux heures quarante de spectacle.

Six toros de La Quinta, pour quatre d’entre eux bien dans le type de la maison, mais d’un comportement décevant, sans témoigner la moindre fiereza, de 532 à 465 kilos, tous deux piques prises avec bravoure, à l’exception du troisième, trois châtiments de manso, sortant seul chaque fois. Le premier sifflé à l’arrastre. Souvent compliqués à la muleta.

  • Octavio Chacon (paille et or rehaussés de noir), au premier, une entière a recibir, salut au tercio ; au quatrième, une entière, avis, salut.
  • Roman (rouge et or), au deuxième, un pinchazo, un quart de lame, trois-quarts de lame basse, applaudissements ; au cinquième, cinq pinchazos, avis, silence.
  • Joaquim Galdos (paille et or rehaussés de noir), au troisième, une demi-lame, sept descabellos, salut ; au dernier, une entière, une oreille, blessé à l’estocade.

Apostille. Juan José Trujillo et Alberto Carrero, banderilleros de la cuadrilla de Chacon, ont salué au quatrième toro.

La Feria de l’Atlantique à Bayonne n’a pas eu le final qu’elle était en droit d’attendre… une triste conclusion avec la blessure de Joaquim Galdos alors qu’il coupait la seule oreille de la course de La Quinta au terme d’un âpre combat et d’un magistral coup d’épée qui, en le portant, lui valut une blessure de 32 centimètres avec trois trajectoires dans la cuisse droite. Le toro s’écroulait alors que le jeune péruvien était transporté à l’infirmerie. Triste moment qui terminait une course de La Quinta particulièrement décevante, décastée affirmaient certains. Sans aller jusque là, disons que le comportement des six cordouans fut terne, plutôt soso et sans jamais témoigner du moindre piquant. Après les Santa Coloma de Los Maños, ceux d’Alvaro Martinez Conradi ont fait pâle figure l’après-midi, même si une majorité de robe « petit gris » avait de quoi séduire.

Octavio Chacon ouvrait la course avec un toro plutôt distrait qui l’avait empêché de briller à la cape. A la muleta il multiplia les séries, s’essayant parfois à gauche mais ne parvint jamais à trouver un rythme normal. Un ensemble manquant de nerf qu’il tenta de sauver par un recibir cité de très loin. Guère plus d’intérêt à trouver dans la seconde sortie. Toutefois, avec classicisme, il tenta de relancer l’intérêt, de même qu’avec la main gauche. Rien à faire. On en restera là.

Roman avait des envies de triomphe, mais le toro était bien proche du reste du lot, soso et fade. Toutefois, avec une attaque en passes de châtiments relayée par des muletazos à droite, il se lança  dans une faena qu’il voulait profonde et classique. C’était assez agréable, mais il va totalement échouer avec l’acier. Il signe à son retour plusieurs grandes véroniques. Quelle élégance, bravo ! On en redemande ! Mais à la muleta on repart dans le terne. Le torero devra arracher passe par passe, tenter plusieurs figures pour faire vivre le toro, mais l’animal demeure sans fougue. Un autre moment d’ennui qui fait soupirer le public.

Joaquim Galdos, en quelques passes de châtiment terminées à genoux, réussit rapidement dans les séries de droite. Il va même jusqu’à dessiner des ronds complets. Sans y parvenir il tentera d’imposer un rythme rapide pour donner de l’émotion à la faena. Puisque les toros sont apathiques, je vais m’inventer le dernier, coûte que coûte. Effectivement, contraignant l’animal à se défendre, il réveille l’arène. Il se bat sur les deux mains, ne laissant jamais le moindre répit au La Quinta. La suite malheureusement c’est cet excellent coup d’épée qui le conduira à l’infirmerie en faisant tomber l’oreille du palco.

Triste corrida à  vite oublier.