Mont de Marsan. 25 août (matin). Des Baltasar Iban de classe, oreille pour Gutierrez et Lamothe.

Saint-Perdon au Plumaçon. Entrée relativement modeste, nuages et violent soleil, légère brise d’ouest, une heure cinquante de spectacle.

Quatre novillos de Baltasar Iban, bien présentés, le dernier plus léger, tous deux piques prises avec une belle bravoure, le troisième et le quatrième renversent le cheval. A la muleta, toujours très piquants, mais plûtôt nobles à l’image du deuxième.

  • Hector Gutierrez (bleu et or) : au premier, trois-quarts de lame, une oreille ; au troisième, une entière et trois descabellos, silence.
  • Yon Lamothe (vert et or) : au deuxième, une entière, six descabellos, avis, salut ; au dernier, une demi-lame, une oreille.

Apostille. Perezez Pito, sobresaliente. El Monteño de la cuadrilla de Lamothe à salué pour la pose des banderrilles au deuxième novillo.

Le club taurin de Saint-Perdon avait décidé de marquer le dixième anniversaire de son installation dans les arènes du Plumaçon en organisant le matin une course de quatre novillos… et pas n’importe lesquels, des Baltasar Iban, particulièrement bien présentés qui sont sortis avec le piquant caractéristique de leur encaste. Autant dire que les aficionados se sont particulièrement régalés.

Hector Gutierrez se retrouva face à un premier qui donna le ton de la course avec un joli galop vers le cheval pour sa deuxième pique. Le garçon ne fut pas toujours à l’aise et souvent obligé de reculer et de souffrir une sérieuse voltereta. Seuls moments en sa faveur lorsqu’il prit, très parcimonieusement, la main gauche. En fait une faena sans grand intérêt, même si elle se solda par un trophée. Son deuxième adversaire, un certain « Barberito », avait autant de combativité, commençant par renverser le cheval. Ses premières séries furent de véritables moments de combat. Il montra la main gauche sans jamais insister. Il sera désarmé et souvent dépassé. L’équation était un peu trop compliqué pour qu’il puisse la résoudre.

Yon Lamothe commencera cette matinée avec beaucoup de malchance à l’épée. Certes il fut plutôt à son avantage à la cape. Il allait, dans une faena inventive, profiter de la grande noblesse de « Santanero » qui buvait littéralement la muleta. Aussi il se faisait plaisir en signant quelques naturelles de grande valeur. Un Yon Lamothe parfait. Le dernier novillo n’était pas du genre facile. Il le prouva dès le tercio de cape… Lui aussi se paie le luxe de renverser la cavalerie. Yon servira quelques belles séries sur la droite… mais la faena finira au ralenti, le novillo ayant laissé  beaucoup de puissance dans son combat avec le cheval. Pour sa volonté et sa classe Yon repartira avec un trophée.

Novillada passionnante avec un excellent bétail du cortijo Wellington.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.
Diaporama : Romain Tastet.