Parentis-en-Born. 10 juillet. Six silences face au Aguadulce.

Temps nuageux, un peu de vent, arènes bien remplies, deux heures vingt de spectacle.

Six novillos de Aguadulce et Jose Maria Aristrain, très bien présentés, le premier au gabarit de toro applaudi à son entrée en piste, tous deux piques, deuxième et sixième, trois châtiments. Joli bravoure au cheval, le premier le renverse. Plus compliqués, même très compliqués à la muleta.

  • Aquilino Giron (blanc et or) : au premier, une entière, un descabello, silence ; au quatrième, cinq pinchazos, une entière, deux descabellos, avis, silence.
  • Emilio Sivera (bleu ciel et or) : au deuxième, un pinchazo, une demi-lame, deux descabellos ; au cinquième, une demi-lame, deux descabellos, deux avis, silence.
  • Hector Gutierrez (paille et or souligné de noir) : au troisième, une entière, silence ; au dernier, deux pinchazos, un quart de lame, une demi-lame, treize descabellos, deux avis.

Compliqués, durs, souvent dangereux, les novillos de Aguadulce et Juan Maria Aristrain sont très souvent demeurés maître du ruedo de Parentis en Born. Les novilleros n’ont pas toujours tout tenté pour s’imposer.

Aquilino Giron, quelques belles véroniques d’entrée avant de prendre la muleta pour une première série à droite très intense, mais l’animal s’éteindra rapidement. La pique n’est peut-être pas étrangère à ce comportement. Il ne tardera pas à amener son second novillo au centre pour une belle série sur la main droite ponctuée par quelques élégants pechos… Mais sur les deux mains on comprendra rapidement que le garçon est débordé, ajoutons à cela une mise à mort chaotique et Giron ne laissera guère de souvenirs à Parentis.

Emilio Silvera voulait bien faire et avait brindé au public, sa réussite à la cape lui laissait entrevoir un moment de réussite mais jamais il n’a pu prendre le dessus sur le novillo. Sa sortie s’est résumée à quelques gestes de défense, mais rien de tauromachique. Par la suite, il nous laisse rêver sur une série à droite. Enfin il domine, les applaudissement fusent, mais, peu après, à gauche, il ne retrouve pas ce rythme conquérant. Il en terminera rapidement.

Hector Gutierrez nous avait habitué à mieux, anodin à la cape, dans ses deux tercios. Avec le premier novillo, il n’est jamais à l’aise. Il se fait aviser deux fois à droite et perd du terrain sur chaque passe. A gauche, il est plus sûr de lui mais se retrouvera rapidement en difficulté. On ne comprendra jamais qu’il se soit refusé à servir quelques passes de châtiments au dernier. Résultat, il ne fera rien de cet animal andarin qui l’oblige à reculer. Sans avoir donné une seule passe il va chercher l’épée aussitôt.

Ces novillos, assassins par moments, ne manquaient pas d’intérêt, mais il faut trouver des novilleros avec suffisamment de technique pour les affronter.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.
Diaporama : Romain Tastet. Vidéo : feria TV.