Béziers, ville de culture taurine.

Mardi 6 août, sur le grand côté gauche du parvis de l’Hôtel de Ville de Béziers, un comité d’accueil conséquent – organisé en quatre jours* – composé d’aficionados et aficionadas de tous âges, attendaient, derrière une banderole de 15 mètres, les anti-corrida  et vegans devant clôturer en ce lieu leur périple liberticide à travers les rues de Béziers.

De quatre-vingts au départ (photos) les aficionados se retrouvaient au plus fort une bonne cent-cinquantaine. L’arrivée des antis fut saluée, et pendant toute leur manifestation, par de vibrants « corrida vivra ! corrida vaincra ! corrida restera« . Les visages un peu tendus des 80/90 liberticides présents – agitant de grands drapeaux pour cacher les vides de leurs rangs – entendant à chaque fois « aqui ! aqui ! es Béziers ! » donnaient du baume au coeur, au même titre que les quelques passes symboliques de muleta du jeune Leny de l’École taurine biterroise bien présente.

Un des organisateurs de cette mascarade d’antis, T. Hely d’Agde, pleurnichait dans le giron des policiers présents « notre manifestation est autorisée, pas la leur« . À se demander si les troublions jetant des clous dans des arènes, sautant dans les ruedos, crachant, comme à Lunel en juillet dernier, sur nos amis se rendant aux arènes, ceux envoyant aux aficionados et entités taurines des lettres remplies de lames de cutter et de rasoirs… avaient l’autorisation des préfectures pour commettre leurs actes délictueux..

Mais où étaient-ils les 23/25.000 biterrois signataires d’une pétition contre la corrida revendiquée par le Colbac et son gourou ? Peut-être se cachaient-ils, ces « pétitionnaires », derrière la quinzaine d’italiens présents, derrière ceux venus de l’Aude, du fin fond de l’Hérault, du Gard et de quelques lieux bien loin de la ville surnommée la Séville française, et ce malgré des encarts publicitaires payés dans le Midi libre..

L’Aficion biterroise peut être fière de son rassemblement « sans haine et sans violence », car dans l’histoire de la tauromachie française, c’est peut-être la première fois que des aficionados font face à quelque mètres, et plus nombreux, à des animalistes et vegans faisant finalement pitié à voir.
C’est la présence en nombre des taurins dans la rue qui a donné de l’importance à l’Aficion. Si celle-ci était restée chez elle, de qui aurait-on parlé ?

Comment faire lorsqu’on n’est pas nombreux à une manifestation ? Observez les antis à droite : tenir des vélos, donner des drapeaux, des pancartes, bien les agiter et le tour est joué (photo de Pierre Saliba du Midi libre du 7/08/2019)   

avec le soutien d’Esprit du Sud34 et de la Fédération des Clubs taurins du Biterrois

Reportage : Hugues Bousquet (http://lotaureroge.canalblog.com)