Hagetmau. Feria du novillo 2019.

La reseña de la novillada du 4 août par Jean-Michel Dussol et le résumé de presse de la NSP du 3 août.

4 août. Oreille pour Diego San Roman et Manuel Diosleguarde.

Petite demi-arène, soleil, température agréable à l’ombre, légère brise d’ouest, deux heures vingt-cinq de spectacle.

Six novillos de Montealto, remarquablement présentés, bien armés, lourds et mobiles, de une, les deux premiers, à trois piques, les deux derniers. Châtiment souvent pris avec bravoure, quatrième et sixième applaudis à leur entrée, le troisième et le cinquième renversent le cheval. A la muleta, parfaitement toréables, nobles mais sans facilité.

  • Rafael Gonzalez (bleu marine et or) : au premier, deux pinchazos, une entière, six descabellos, deux avis, silence ; au quatrième, quatre pinchazos, un mete y saca, une entière, trois descabellos, avis, silence.
  • Diego San Roman (rouge et or) : au deuxième, une entière, une oreille ; au cinquième, un pinchazo et une entière, salut.
  • Manuel Diosleguarde (bleu marine et or) : au troisième, une entière, une oreille ; au dernier, un pinchazo et une entière, salut.

Apostille. Le prix de la meilleure estocade a été décerné à Manuel Diosleguarde pour la mise à mort de son premier novillo. Une statue récompensant le meilleur ensemble est revenu à Diego San Roman.

Une très belle et très intéressante novillada de Montealto en a terminé avec la partie taurine des fêtes d’Hagetmau (40). Lourde, très sérieusement armée, prenant parfois jusqu’à trois piques et permettant aux novilleros de se régaler. Le public, également, a apprécié ce magnifique lot de novillos.

Rafael Gonzalez ouvrait l’après-midi avec un élégant tercio de cape. Il poursuivait sur ce rythme à la muleta avec de longs muletazos, muleta très basse, le corps totalement relâché. Quand il attaqua à gauche, ce ne fut que du bonheur, faisant, par instants, jaillir des applaudissements dans le public. Sa mise à mort laborieuse le privera du bénéfice de ces moments. Avec moins de profondeur tout de même, on le retrouvera dans ces moments très esthétiques sur les deux mains. Cette fois il apportera, de temps à autre, quelques trincheras pour relever sa faena. Mais décidément le garçon n’est pas un tueur. C’est dommage après nous avoir offert tant de belles choses.

Diego San Roman, enflamme le ruedo avec trois grandes véroniques, dont la dernière entraîne l’animal à la limite de la vuelta de campana. Après la pique, il prolonge ce moment par une séduisant série de chicuelinas. Son début de faena est un modèle, deux ou trois statuaires, deux trincheras et il ouvre une série de naturelles. Il calmera rapidement les tendances fuyardes de son novillo, mais sera contraint, avec élégance tout de même, de terminer sa faena près des tablas. « Jalacino », le cinquième, est un sérieux client. Diego, peu impressionné, lui offre une série de passes de châtiment, avant de dessiner avec lenteur sur les deux mains. Il aura alors une ambition démesurée en voulant en finit avec un recibir, d’autant que sa faenas avait sérieusement baissé de rythme depuis les premiers muletazos.

Manuel Diosleguarde a vite compris que, pour s’imposer, il fallait commencer par châtier, et dès lors il peut offrir un ensemble varié  sur les deux mains, avec beaucoup de profondeur. Il dessine pour le plaisir deux grandes et longues séries de naturelles et terminera par quelques passes d’ornement, belles mais un peu en dehors du cours du combat. Le dernier, certes très beau et fort, ne paraissait pas un monstre, pourtant Manuel après un début honorable, devient rapidement brouillon, puis il est dominé au point d’être désarmé. On se souviendra plutôt de son premier combat.

Excellente novillada où l’on a trouvé la présentation, la présence en piste et un comportement agressif, permettant des faenas aux novilleros.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.

3 août. Triomphe de Solalito.

Résumé de presse de la NSP de la veille.

Samedi 3 août, triomphe de Solalito qui a coupé trois oreilles à des erales d’Alma Serena souvent mansotes, le second s’avérant le meilleur du lot.

Après avoir convaincu le jury par sa première prestation, Solal tua le quatrième auquel il coupa une oreille.

Cristian Parejo se montra brouillon face au premier qu’il ne put jamais vraiment dominer (silence).

Jean-Baptiste Lucq s’est montré un peu vert face au troisième, mais le jury le qualifia cependant aux dépens de Parejo pour tuer le cinquième (ovation aux deux).

  • Cristian Parejo : silence.
  • Solalito : deux oreille et oreille.
  • Jean-Baptiste Lucq : ovation aux deux.

Photo : Matthieu Saubion (www.vueltaalostoros.fr).
Voir le compte-rendu complet en cliquant ici : RESEÑA.