Les Saintes Maries de la Mer. 14 juillet. Le Centaure d’Or pour Rui Fernandes.

Cette année la corrida du Centaure d’Or avait une saveur particulière.

Le triomphe de Rui Fernandes bien sûr qui remporte le trophée en coupant 3 oreilles (1 et 2). Ce triomphe est intimement lié à la qualité des toros de Jean-Pierre et Michel Gallon. Ces derniers ont proposé un superbe lot de 5 ans, des noirs et un colorado, de belle présentation, avec de la tête, et affichant beaucoup de noblesse et de mobilité.

Issus de l’encaste Sampedro, nous avons la confirmation que cet encaste est capable de donner le change lors des corridas équestres. Nous ne pouvons que nous réjouir d’avoir été témoins du succès des frères Gallon qui sont sortis a hombros aux côtés du cavalier portugais (Michel porté par le novillero franco-mexicain André Lagravère « El Galo ».

Un bémol à cette tarde : la faible fréquentation du public paraissant avoir boudé cette programmation, préférant sans doute les plaisirs de la plage. Les absents ont toujours tort, nous dit-on !

Rui Fernandes, le chef de lidia, était opposé aux n° 65 et 71, pesant respectivement 480 et 510 kg.

Rui châtia son premier opposant un peu lourdement de deux castigos légèrement traseros. Il se ravisa avec son second toro en ne lui imposant qu’un seul châtiment en bonne place. Le bicho put garder ainsi beaucoup plus d’énergie et par conséquent de transmission. (ce dernier étant brindé à Marie Sara).

La bousculade dont le lusitanien fut victime lors de ce deuxième combat n’est due qu’à une faute d’inattention, le cavalier oubliant un instant le toro au profit de sa communication avec le public.

En apparence, fort heureusement sans conséquence pour le cheval «Artista», seul le cavalier macula sa botte et son genou gauche contre la talanquera. Le toro venait de jouer son rôle de toro, accrochant ainsi le groupe équestre qui se trouvait à portée de ses cornes. Plus de peur que de mal, l’incident ayant pour effet de stimuler le cavalier portugais à mener une faena enlevée et volontaire. La lidia se conclut par une lame entière foudroyante. Une forte pétition libéra deux mouchoirs du palco.

Jazz, Artista, Izai, H Quiebro, Desejo….étaient les artisans de ce succès.

Les second et cinquième exemplaires, qui pesaient 470 et 519 kg, furent opposés à Sergio Galan. Ils portaient respectivement les numéros 34 et 41.

Galan nous régala par son clacissisme, nous montrant de beaux et bons chevaux, froids devant le danger, brillants dans l’exécution des suertes. Ils ont pour nom : Embroque, Titan, Alcotan, Capote, Ojeda. Sergio perdit les trophées par deux fois au dernier tercio à cause de lames douteuses ainsi que par l’utilisation abusive de l’épée cruciforme.

Les troisième et sixième échurent à Oscar Borjas qui complétait le cartel. C’est un cavalier plus flamenco et baroque, un brin trémendiste. Oscar perdit par deux fois lui aussi l’occasion de couper quelque appendice, à cause de l’ultime tercio, ne pouvant conclure correctement ses deux faenas.

Ses opposants portaient les n° 95 et 49 et pesaient 480 (le colorado) et 530 kg. Il essuya une bronca à son premier et salua aux tablas au dernier.

Le Centaure d’Or fut remis en piste par Roland Chassaing, maire des Saintes Maries, en présence de deux demoiselles d’honneur, de Marie Sara et de Marie-Pierre Callet, conseillère départementale.

 Reseña : Freddy Porte.
Photos : Martine Clément (1) et Jean-Pierre Souchon (2).