Eauze. 6 juillet (matin). Solalito s’offre une oreille, Miguel Polope aussi.

Arènes passant progressivement sous un soleil brûlant,  un petit quart d’entrée, un heures cinquante de spectacle.

Quatre erales du Lartet (Paul et Jérôme Bonnet), bien présentés, le dernier quelques applaudissement à l’entrée, tous d’une parfaite noblesse, très mobiles.

  • Miguel Polope (bordeaux et or) : au premier, un mete y saca, un pinchazo, une demi-lame, avis, silence; au troisième, un pinchazo, une entière, trois descabellos, avis, une oreille.
  • Sola  Calmet  « Solalito » (bleu ciel et or) : au deuxième, une entière, une oreille ; au dernier, une entière, avis, salut.

Paul et Jérôme Bonnet ont sorti à Eauze un joli petit lot qui a laissé deux oreilles sur le sable.

Premier à ouvrir les débats, Miguel Polope, qui hérita d’un joli petit novillo. Sans grande inspiration à la cape mais auteur d’une première série à droite très esthétique qui, terminée sur un pecho magistral, déclenchait la musique. Miguel Polope étonnait son public. Il signa une série à gauche sans grande conviction et un instant fut en difficulté sur les dernières passes.

A son retour il joua le classicisme à la cape, avare tout de même en excellentes véroniques. Une faena ouverte avec des statuaires, puis quelques cites de loin et de grandes séries de naturelles. Sur cette main, il conduira l’essentiel de sa faena. Très conquérant par instants, il se régalait ensuite de la noblesse du novillo dans la muleta. Il allait terminer sur cette main, sans savoir si c’était par efficacité ou par plaisir.

Solalito s’est montré à Eauze sous les jours d’un jeune et excellent banderillero, prenant les bâtonnets à deux reprises et terminant sur un joli violin.  Il a, à chaque fois, toréé avec efficacité, commençant par des passes de châtiment très basses pour les premières, et prenant chaque fois un peu de hauteur par renouvellement. Il fait quelques essais sur la main gauche, et comme il y est parfait, il reviendra à la fin sur cette main.

Il fera ensuite de nombreuses et agréables fantaisies à la cape, séquence banderilles, puis il ouvre son répertoire de muletazos, plutôt à l’aise, malgré quelques séquences où il est débordé à droite. Mais Solalito aura toujours été présent et combattif dans ses deux rencontres.

Au final, une novillada très agréable avec beaucoup de noblesse et une parfaite présentation.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.
Diaporama : Philippe Gil Mir.