Boujan. 30 juin (matin). Ennui dans la fournaise.

Une novillada matinale qui s’est déroulée sous un soleil de plomb avec un public aplomado du fait de la chaleur et du manque d’intérêt de la course.

Pourtant la matière première était là, avec des erales de Concha y Sierra qui ont donné, malgré la chaleur accablante, le meilleur d’eux mêmes. Encore fallait-il savoir mettre à profit les qualités affichées par les quatre exemplaires de la devise. Hélas, et ça me désole, les trois garçons ont fait des passes sans vraiment raconter quelque chose. 

Sergio Nuñez, de l’école taurine de Madrid, est resté souvent dans une position marginale, et ses deux prestations ne resteront donc pas dans les mémoires. Il tua difficilement le premier, et un peu mieux le quatrième (entière contraire). Silence aux deux.

Nino Julian, du CFT, triomphateur ici même lors de la précédente édition, n’a guère convaincu cette fois, malgré une apparente bonne volonté. On retiendra quelques détails de ses deux prestations qui ne dépassèrent pas la note moyenne. Un peu long lui aussi à la mort du deuxième, puis conclusion par trois-quart caida au cinquième. Silence aux deux.

Quant à Lucas Miñana qui affrontait un tout petit eral de Fernay (qui paraissait d’autant plus petit que le garçon est grand), il fut à l’unisson de ses deux compagnons de cartel, terne et peu inspiré. Conclusion à l’épée à l’avenant et silence comme tout le monde.

Sergio Nuñez et Nino Julian ont banderillé séparément, puis de concert, leurs adversaires respectifs, avec des fortunes diverses.

Bref j’ai cuit pour rien dans la poêle à frire boujannaise !

Note : le gradins se sont progressivement vidés après la mort du Fernay. La chaleur n’en fut pas l’unique responsable.

Reseña et photos : Paco.