Transmission militante.

Les mois de Mai et Juin, c’est l’époque des examens, a fortiori des révisions.

Certains ont passés  les partiels de début d’année : Arles, Saint Martin de Crau, Alès.

D’autres plus tardos sont récemment entrés en lice : Vic, Nîmes, avec une première session de rattrapage au début juillet à Céret.

D’où ce petit quizz pour l’aficionado a los toros sur ce magnifique toro d’Alcurrucen.

Cette estampe prénommé «Atrevido» (audacieux) a été lidié à Vistalegre (Bilbao) le 24 août 2016. Les deux oreilles ont fait le tour du ruedo bilbaino dans les mains du Maestro Diego Urdiales.

  • Robe (pinta) « berrendo en colorado » (blanc- rouge) « alunarado » (tâche ronde).
  • La présence de noir sur le fanon « gargantillo » permet d’attribuer l’appellation « sardo » (trois couleurs).
  • Queue : extrémité blanche « coliblanco« , la  partie proximale est rougeâtre , on peut ajouter « rebarbo ».
  • Les pattes blanches permettent l’appellation « calzado » ou « pati blanca » (extrémités).
  • La bande sur le dos « liston » ne s’applique pas au berrendo.

Au niveau des yeux : l’appellation  « lloron » (pleureur) peut s’appliquer, plus précise serait la dénomination « ojalado« ,  une bande circulaire se prolonge par une liseré donnant l’apparence d’une boutonnière (ojal).

Au niveau du museau : classique « bociblanco », pour viser la mention à l’examen, on pourrait le nommer « carreto » : la couleur blanche s’étale du front, partie médiane de la tête, jusqu’au museau.

Après la robe, les cornes, elles sont tout un programme, de prime abord pour le torero ; pour le cornitologue aussi :

  • longueur importante « cornalon« .
  • couleur : « astiacaramelado« .
  • direction  dans l’espace : « corniapretado » (très légèrement brocho)
  • asymétrie peu marqué : « tocado« .
  • différence de longueur entre les deux cornes : « zurdo » à droite ?

Ce magnifique exemplaire de Toro de Lidia se trouve sur la page du groupe « Toros para Aficionados » de Geoffrey Calafell qui regroupe plus de 16000 membres !

Geoffrey a fait partie de la génération des «Chiquillos» , groupe de jeunes aficionados arlésiens créé en 2004 par Evelyne Lanfranchi Monleau et José Caparros.

Nous avons dû leur parler d’un autre « Atrevido« , le toro blanc de Osborne, lidié par le Maestro Antonio Chenel Albaladejo «Antoñete», renaissance du Maestro. La presse titra : «Une oreille qui valait une queue !»

Bel exemple de transmission militante.

Félicitations au señor Calafell ; « Reste un aficionado indépendant » .

Je dédie ce texte à la mémoire de David Martinez Garré (photo ci-dessus), fils de Lagartijo, famille arlésienne éminemment taurine et très connue, qui vient de nous quitter, il fut un temps banderillero.

Vaya con Dios.

Jacques Lanfranchi « El Kallista »
(Vendredi 7 juin 2019)