Nîmes. 9 juin (tarde). Un mano a mano limité.

No hay billetes pour ce duel entre Sébastien Castella et Andrés Roca Rey, arbitré, ou sensé être arbitré, par les célèbres Juan Pedro Domecq, limités en tout (présentation, force et moral). Temps couvert.

Le 1e de la soirée, dévolu à Sébastien Castella, prend 2 petites piques limitées, avant un beau quite de Roca Rey par chicuelinas et tafalleras. Réponse de Sébastien Castella par cordobinas, puis le Biterrois se lance dans une faena très lente et très rapprochée compte tenu de la faiblesse de son adversaire. Multiplication des dosantinas. 1 avis, 1 bajonazo. Simple vuelta face à la sévérité du palco, ce qui a enragé l’empresa Simon Casas.

Le 3e Juan Pedro Domecq est un bonito jabonero qui prend 2 piques. Beau quite des 2 maestros por colleras. Le Français brinde son toro à l’acteur Gérard Jugnot et entame sa faena de muleta à genoux au centre de la piste. Il enchaine de lents derechazos qui lancent la musique. De force limitée, le bicho s’éteint et Sébastien Castella est contraint d’en conclure par 1 entière trasera. 1 oreille.

Le Français accueille le 5e par chicuelinas avant 2 piques quelconques et un quite par saltilleras. A noter 2 belles paires de banderilles de Rafael Viotti. Brindis au public. Il entame sa faena de muleta comme de coutume, par cambiadas au centre. Musique. Rapidement, le toro se trouve limité et le maestro est obligé de le tuer par 1 entière. Silence. Arrastre sifflé.

Dès sa sortie, le Juan Pedro Domecq d’Andrés Roca Rey montre ses limites et ne prend que 2 piquettes homéopathiques. Quite de Sébastien Castella, mais le petit cornu multiplie les chutes, rendant impossible la construction d’une faena correcte. 1 pinchazo, 1 entière caida. Silence. Arrastre sifflé.

Le Péruvien accueille son 2e par larga afarolada de rodillas. Le Domecq, d’un moral limité, va prendre un châtiment au piquero de réserve, avant une 2e touchette. Brindis tout de même au public. Comme son compagnon de cartel, Andrés Roca Rey entame sa faena par des derechazos à genoux. Musique. Lui aussi, sans originalité, réalise des cambiadas et autres redondos, sans se croiser. 1 avis. 1 entière caida. 1 petite oreille.

Le dernier de la soirée, de présentation très limitée, va prendre, dans le désordre total, 2 piques sans relief. Quite de Sébastien Castella par chicuelinas. Brindis au Biterrois. Il débute sa faena par des derechazos à genoux, et puis plus rien, tant le toro est limité. 1 entière caida. Silence.

Faute de bétail correct, ce mano a mano ne restera pas dans les annales au regard du spectacle limité, et du nombre limité de trophées.

Reseña : Christophe Dumond.
Photos : Jean-Pierre Souchon.