Nîmes. 8 juin (tarde). Quand la quantité nuit au résultat…

Corrida particulièrement longue de la ganaderia Jandilla et Vegahermosa, avec 8 toros et donc 4 maestros : Antonio Ferrera, Roman, David De Miranda qui confirmait son alternative suite à une fantaisie de dernière minute de l’empresa, et Toñete.

Beau temps avec une brise. 3/4 d’arène.

Le 1e de cette longue soirée prend sans conviction 2 piques. Antonio Ferrera réalise un quite par saltilleras avant la cérémonie de confirmation d’alternative. David de Miranda brinde son toro au public, avant une entame par statuaires et passes del desprecio. 2 séries droitières lancent la musique avant un court passage main gauche et un retour pour quelques derechazos. Forte émotion lorsque David de Miranda, sur une série de bernardinas, se fait sévèrement et longuement accrocher la chaquetilla. Une fois ses esprits retrouvés, il en conclut par une entière légèrement tombée. 2 oreilles bien généreuses.

Le 7e de la soirée prend 2 piques, la 2e pour la forme. Brindis à Éric Pujante, ancien Président de l’Union Taurine Nîmoise, avant des cambiadas et quelques séries droitières sans grande émotion, le cornu n’aidant pas. Il faut dire aussi que le public était lassé par la longueur de la soirée. De Miranda conclut par une entière delantera. Silence.

Antonio Ferrera reçoit son bicho par une série de capotasos propres et tout en douceur. 2 piques légères. Quite de Roman par chicuelinas. Brindis au public malgré un toro faible. Sa faena, essentiellement droitière, a consisté à maintenir son toro debout. Il en termine par une épée entière contraire donnée a recibir, d’effet rapide. 2 oreilles tombent de nulle part.

Le 5e est un toro moche qui saute comme un chat et finit par être boiteux et changé après une 1e pique. Son remplaçant prend 2 piques sans histoire. Brindis à Paco Ureña. L’animal et l’homme ne s’accordent pas et le travail d’Antonio Ferrera se borne à lui voler quelques passes avant 1 entière trasera et 13 descabellos. 2 avis sous les huées.

Roman se substituant à Émilio de Justo blessé, se voit attribuer un Vegahermosa peu décidé qui saute comme un chat dans le capote et prend 1 1e pique sévère sur le cheval de réserve, avant 1 seconde par le titulaire. Brindis au public. Le Valencien entame sa faena de muleta par des doblones et une plaisante série droitière qui lance la musique. A noter quelques poncinas et un final par manoletinas. 1 avis. Il rate 2 recibirs avant de se faire bousculer. 1 épée fortement contraire et 1 descabello. Salut.

Le 6e prend 2 piques règlementaires avant un quite de De Miranda. Roman entame sa faena par cambiada et tente de réveiller le public, sans succès. Sur la corne le travail est plus brouillon et très vite il revient sur la droite pour des dosantinas. Il réduit considérablement la distance pour en finir avec des luquecinas et un desplante vulgaire devant un toro sans fond. 1 entière très contraire  d’effet long. 2 avis et 1 oreille conspuée.

Toñete accueille son toro par capotasos fermes, mais celui-ci fait certainement un coup de sang, mettant tout le monde dans l’incertitude. Finalement, les 2 picotasos remettent l’animal sur ses pattes. Brindis au public. Que ce soit à droite ou à gauche, le Madrilène restera marginal et longuet, il en termine enfin par 1 entière caida. Silence.

A la nuit tombée, avec des étagères dégarnies, Toñete et le dernier toro restent sans relief. Le maestro  en finit par 1 entière tendue. Silence las.

Que c’était long !

Reseña : Christophe Dumond.
Photos : Jean-Pierre Souchon.