Nîmes. 10 juin (matin). Tous a hombros !

Confirmation d’alternative pour le jeune Guillermo Hermoso de Mendoza : moins palpable qu’à Sevilla, l’émotion et le poids des responsabilités ont pesé sur le jeune récipiendaire, notamment avec le toro de cérémonie, un Bohorquez de 525 kg portant le N° 1.

Quelque peu perturbé, Guillermo eu du mal à dominer son cheval de salida Alquimista. Ce dernier s’écartait au moment des rencontres, refusant d’aller à la tête et lui prenant la main. Ceci compliqua la pose des châtiments. A bout de bras et à selle passée le cavalier tenta d’accrocher le fer mais dut lâcher le manche  par deux fois.

Avec Disparate, l’harmonie ne se fit pas tout de suite. Trois bâtons furent posés, les deux derniers étant les meilleurs.

Le jeune Navarrais se fit bousculer avec Arsenio, un gris du fer de Cordeiro avec lequel il cloua deux banderilles.

Avec Pirata, le cheval de confiance du 3ième tercio, ce sont 3 courtes et une paire de courtes à deux mains réussies au 2ième essai qui termina la faena : 1 entière et le premier mouchoir tomba du balcon.

Pablo Hermoso de Mendoza était opposé au N° 57 de 519 kg. Avec Jibajo, un fils de Disparate, il posa 1 seul castigo correctement placé. Ce fut le tour de Berlin pour deux banderilles de face suivies de déplacements latéraux avec contre changements de main. Inicio, enchaîna la faena avec deux banderilles également de face ; terminant avec 3 courtes au caracoléo en selle sur Corsario, Pablo mit une lame entière en deux temps qui libéra 1 oreille.

Léa Vicens toréa en 3ième position et reçu son opposant avec Bach. Il s’agissait du N°73 pesant 514 kg. Elle cloua 1 seul castigo.

Entra en lice Diluvio pour deux banderilles. Elle cloua en abordant son adversaire de face, précédé de déplacements latéraux hanches en dedans. 3 banderilles avec Bazuka, la plus aboutie étant la dernière. Vint le tour de Deseado pour deux courtes citées au terre à terre…Espontanéo lui permit une entière à effet rapide. La présidence accorda deux pavillons.

Le quatrième Bohorquez portant le N°25 et pesant 524kg fut opposé au chef de lidia, Pablo Hermoso de Mendoza, qui le reçut avec  Alquimista afin de le remettre dans le sitio. Il cloua 1 seul castigo. Berlin revint en piste pour deux banderilles de face abordées avec bcp de rectitude. La faena s’enchaîna avec Donatelli pour clouer, toujours de face, deux banderilles citées à la courbette et suivies de deux pirouettes. Un beau lusitanien à la robe crème répondant au nom d’Alabama permit au Maestro de poser 3 roses et une lame entière foudroyante qui libéra 2 oreilles.

Léa Vicens se trouva face au cinquième qui pesait 531 kg et portait le N° 28. Elle cloua avec Guitarra un châtiment bien placé précédé d’un castigo moins heureux. Avec Diluvio la Nîmoise nous proposa de bons moments semblables à son premier combat. Deux banderilles de face, la meilleure étant la seconde. Suivi le jeune Diamante dont on a pu apprécier le potentiel malgré quelques hésitations. Avec ce gris, la cavalière cloua 2 banderilles puis 2 roses grâce à une jeune jument baie et enfin Espontanéo pour terminer d’une entière qui nécessita un coup de descabello bien porté avec détermination par la française : 1 oreille.

Guillermo Hermoso de Mendoza clôtura cette matinale en toréant le plus lourd (545kg) portant le N°103. Il nous montra de bons recortes avec Barabas puis cloua 1 castigo trazero après un mete y saca. Chevauchant ensuite un gris de la casa du nom de Brindis, il cloua trois jolis bâtons de face et donna le ton à une faena enlevée. Avec l’isabelle Januca ce sont deux banderilles qui furent posées de face ; la première particulièrement templée. Le fameux Pirata revint à son tour pour deux roses et deux paires de courtes à deux mains clouées à l’étrier qui soulevèrent les gradins. Une demie lame opportune et efficace emporta le bicho. Les trophées maximum tombèrent du Palco.

La Porte des Consuls s’ouvrit pour les trois cavaliers……..

Il est a souligner le bon lot de toros de Bohorquez qui donnèrent du jeu montrant bcp de noblesse, nous réconciliant ainsi avec l’encaste Jerezano.

Reseña : Freddy Porte.
photos : Jean-Pierre Souchon.