Madrid. 31 mai. Fade corrida d’Alcurrucen. Oreille pour Paco Ureña.

Après un cycle consacré à l’encaste Albaserrada, la San Isidro reprenait son cours normal avec une corrida du fer d’Alcurrucen, bien présentée mais qui ne laissera guère de trace dans les mémoires du fait de la soseria du bétail.

Seul Paco Ureña surgit de cette grisaille ganadera face au cinquième dont il exploita avec beaucoup d’entrega le fond de caste. Ce bicho, mansote, fut lidié de verdad par un garçon qui mit en avant la pureté de son toreo pour retenir un animal qui lorgnait vers les planches. Bonne estocade pour parapher le trasteo après un essai infructueux a recibir. Oreille incontestable.

Le second de la tarde était lui aussi exploitable et Ureña sut en tirer le meilleur lors d’une faena de bonne facture hélas mal rématée avec l’acier. Silence.

David Mora avait auparavant ouvert les débats en recevant le premier par bonnes véroniques, puis en répondant au quite d’Ureña, les deux intervenant par gaoneras. Bien débutée, la faena diminua progressivement d’intensité, le bicho perdant son entrega en chemin et devenant soso. Voltereta sans conséquences lors de la première entrée a matar, puis un derrote en pleine poitrine lors de la suivante et dernière. Palmas pour le madrilène.

Le quatrième manqua de caste au point que le public réclame son retour aux corrales. Pas grand chose à tirer de cet animal qui fut maintenu en piste et que Mora toréa au mieux des possibilités offertes mais forcément sans briller. Silence pour le piéton et sifflets à l’arrastre.

Le troisième freina d’entrée dans le capote d’Alvaro Lorenzo, puis afficha trop peu de fond pour que le garçon parvienne à en tirer quelque chose. Après avoir vainement essayé sur les deux bords, le jeune torero l’occit d’une lame trasera. Silence.

Le manso sixième se montra dangereux du fait de son embestida des plus incertaines. Alvaro Lorenzo fit face avec métier, faute de pouvoir s’exprimer davantage. Silence.

Angel Otero a salué au premier. David Mora lui a ensuite brindé le toro.

Photos : Ferdinand De Marchi.