Madrid. 27 mai. Les bonnes manières de Francisco de Manuel.

Pas grand chose à retenir d’une novillada de La Quinta où les utreros de Martinez Conradi, bien présentés et nobles, ont donné peu de jeu, le second manifestant plus de mobilité que ses frères.

Face au premier, Angel Jimenez signa une belle entame au capote rématée par une élégante demie genou fléchi. Après avoir provoqué la chute du picador (de l’homme, pas du cheval), l’animal s’employa au dernier tiers plus sur la corne droite que sur le bord opposé, permettant au garçon quelques bonnes séquences droitières ne constituant cependant pas un ensemble. Silence après bajonazo.

Le quatrième, mal piqué, ne permit pas grand chose à Angel Jimenez au dernier tiers où il s’avéra compliqué et pas franc dans ses charges. Silence après conclusion difficiles avec les aciers.

Andrés Lagravère « El Galo », qui faisait sa présentation à Las Ventas, tomba sur un premier adversaire mobile qu’il cita à distance et dont il eut un peu de mal à canaliser les derrotes, à gauche surtout. Quelques détails à retenir dont de longs pechos templés au final, mais une impression d’inachevé. Silence après deux lames tendidas.

A nouveau volontaire fut le franco-mexicain face à un quinto mal piqué et qui garda la tête haute une bonne partie du temps, humiliant un peu plus au dernier tiers. Andrés eut du mal à trouver l’accord avec ce second opposant malgré un désir évident de bien faire et tout s’acheva à nouveau en silence.

Francisco de Manuel s’illustra au capote par belles véroniques profondes et templées face à un novillo compliqué et au parcours limité. Vu le peu de possibilités offertes, le garçon préféra abréger les débats. Salut.

Bien à nouveau au capote face au sixième, Francisco de Manuel composa une faena ambidextre de bonne facture un peu contrariée par le manque d’entrega d’un bicho noble mais manquant de race. Nouveau salut après une lame en place.

Photos : Joël Buravand.
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Photos ci-dessus : Ferdinand De Marchi.