Vergèze. 12 mai (matin). Un premier invité de trop : le vent.

Une bonne entrée pour cette novillada sans picadors matinale qui voyait une confrontation entre une des figures de proue de la catégorie, Solal Calmet « Solalito », et l’un des aspirants à sa succession, Rafael Ponce de Leon, actuellement élève du Centre Français de Tauromachie.

Pour arbitrer les débats, les organisateurs avaient fait appel à deux ganaderias tricolores, El Campo et Durand. Hélas les quatre erales restèrent quelque peu inédits, tout comme les garçons choisis pour les affronter l’ont été, les fortes rafales contrariant leur travail et les mettant souvent en danger.

Solal et Rafael firent donc de leur mieux, mais avec toute la bonne volonté du monde (dont ils firent preuve), on ne pouvait glisser çà et là que quelques capotazos ou muletazos de bon fond.

Enhorabuena à ces jeunes garçons qui aguantèrent tout autant les rafales que les charges des quadrupèdes, invitant leur copain Quentin Brousse aux débats, ce que ce troisième larron fit avec détermination, tant lors d’un joli quite que lors de la pose des bâtonnets.

Côté novillos, avantage aux Durand, tant au niveau du physique plus avantageux que du moral, les Campo de moindre gabarit s’avérant un peu mansotes.

Nos jugements s’arrêteront à ces quelques considérations forcément partielles, ce beau monde étant à revoir dans de meilleures conditions.

Quant aux invités, si le premier indésirable fut le vent, le second, vous l’aurez deviné, fut bien sûr le novillo de Blohorn à l’origine des perturbations que nous avons évoquées par ailleurs.

Et les troisièmes invités indésirables furent les militants anti-corrida qui nous cassèrent les oreilles (et d’autres choses que je ne citerai pas ici par souci de bienséance) à force de cris et de sirènes.

On pourra cependant dire que grâce à eux, des forces de l’ordre en nombre plus conséquent étaient présentes sur les lieux, ce qui limita les dégâts lorsque le novillo vint perturber la fête. Enhorabuena aux gendarmes également !

Souhaitons que l’incident n’ait pas de répercussions sur la pérennité de cette Feria du Rhôny qui ne tient que par la volonté des bénévoles qui s’impliquent dans l’organisation. Ils méritent tout notre considération et notre soutien, tout comme la municipalité qui « met la jambe ». Ce n’est pas si fréquent de nos jours.