Séville. 9 mai. Oreille pour Perera face à d’intéressants toros de Santiago Domecq.

Tarde relativement intéressante cette fois avec la présentation à Séville des toros de Santiago Domecq, de beau trapio et de comportements variés, le brave et noble second, « Aperador » , primé de la vuelta posthume.

El Cid débuta par la lidia d’un toro noble mais qui humiliait peu. Le diestro de Salteras s’en accomoda lors d’une faena ambidextre de correcte facture dont les meilleurs passages furent droitiers, Manuel ne parvenant pas à trouver l’accord avec son adversaire sur le bord opposé, le bicho y raccourcissant ses charges. Estocade atravesada au second assaut. Salut.

Le quatrième fut brave en deux assauts (modéré le second) face à la cavalerie et s’avéra extrêmement mobile mais brusque par la suite, ce qui déstabilisa le torero qui fut désarmé et qui ne fut que très rarement en mesure de s’imposer. Arrastre applaudi et silence pour El Cid qui termina sa prestation par une lame basse.

Le premier adversaire de Miguel Angel Perera fut un toro brave et encasté qui prit deux rations de fer, se grandissant sur la seconde rencontre. Bien au capote Perera, qui laissa place ensuite à Paco Ureña pour un quite par gaoneras qui toucha le public. C’est genoux sur le sable que le torero de Badajoz débuta sa faena par passes cambiadas, poursuivant par de bonnes séries sur la corne droite avant de se faire désarmer lors du passage à gauche. Revenu à dextre, Perera reprit les commandes pour un final de haute note, l’estocade trasera et caida limitant la récompense à un trophée. Vuelta pour le bon « Aperador ».

Le cinquième, plus bagarreur que réellement brave face au cheval, fut remarquablement lidié par la cuadrilla, le public appelant Curro Javier à saluer. Hélas au dernier tiers le Domecq afficha un mauvais style, gardant la tête haute et jouant des cornes. Il désarma Perera à plusieurs reprises avant de finir dégonflé dans les tablas. Salut pour l’extremeño.

Le troisième, bien présenté lui aussi, afficha peu de forces et s’avéra compliqué à lidier, à gauche surtout où il cherchait l’homme derrière le leurre. Paco Ureña insista longuement et le public l’appela à saluer pour sa volonté.

Le sixième s’afficha plus défensif qu’offensif dans la muleta du diestro de Lorca qui, cette fois encore, ne put être jugé que sur son envie, faute d’avoir un sorteo plus favorable. Silence.

Photos : Jean-Pierre Souchon.