Séville. 6 mai. Les fossoyeurs de la Fiesta.

Séville avait reprogrammé pour la énième fois les toros de Juan Pedro Domecq, et pour la énième fois les toros de JPD se sont vautrés sur le sable de la Maestranza. Mais ne nous faisons pas d’illusions, ils reviendront l’an prochain.

Et si ce résumé de la corrida d’hier débute comme un billet d’humeur, c’est qu’en présentant de pareils bovins, l’empresa et le ganadero discréditent la Fiesta au profit d’une poignée de figuritas qui demandent à « combattre » ce genre de bestioles dénuées de tout ce qui fait un toro bravo. 

Le pire est que la taquilla affichait un ‘no hay billetes ». Pourquoi les organisateurs, ainsi que ce genre de ganadero et de torero (NdR : Urdiales n’est pas visé), devraient-ils changer de comportement alors qu’un public sans critères leur permet de se remplir les poches ? Désolant, non ?

Point n’est besoin de décrire le combat de ces six ersatz de toros à la noblesse imbécile et aux forces absentes. Sachez que Diego Urdiales fit la seule vuelta de cette triste tarde et passons à autre chose !

  • Morante de La Puebla : silence et salut.
  • Diego Urdiales : vuelta et silence.
  • José Maria Manzanares : silence et salut.

Photos : Jean-Pierre Souchon.