Séville. 3 mai. Puerta Grande pour Roca Rey.

Le matador péruvien Andrés Roca Rey a accroché une nouvelle Puerta Grande à sa collection, celle de Séville, pas la Puerta del Principe pour laquelle il faut avoir coupé trois oreilles, mais celle des cuadrillas où deux suffisent.

Nul doute que le garçon empruntera un jour prochain celle del Principe tant rien ne semble pouvoir l’arrêter dans sa conquête des sommets. C’est au dernier toro de la course que Roca Rey a montré l’étendue de son talent, réalisant une faena ambidextre de haute note rématée par une bonne estocade. Deux oreilles.

Son premier adversaire avait été changé pour invalidité et remplacé par un sobrero du même fer auquel il proposa une faena inégale dont les meilleures séquences furent droitières, le péruvien ne trouvant pas l’accord avec son opposant sur le bord opposé. Salut après une première lame caida suivie par une seconde en place.

Sébastien Castella est tombé sur un premier adversaire sans forces dont il ne put rien tirer, le bicho s’affalant quand le biterrois baissait la main. Silence après une demi-lame. Le quatrième toro ne valait pas mieux mais il fut maintenu en piste malgré les protestations du public. Castella essaya mais privé de matière première il dut abréger. Silence après une lame trasera latérale.

José Maria Manzanares essaya de tirer le meilleur d’un toro soso sans parvenir à transmettre quoi que ce soit. Salut après une lame tendida portée a recibir. Le cinquième fut renvoyé pour invalidité et remplacé par un sobrero du même fer brave et noble. La seconde faena du garçon, majoritairement droitière, fut esthétique mais manqua de fond. Salut après une estocade très en arrière.

Côté toros, les Nuñez del Cuvillo furent les faire-valoir que l’on sait, bonitos, souvent absents au premier tiers, justes de forces et à la noblesse collaborative. Bref, sans intérêt pour qui prête attention au toro.

Photo : Arjona