Les spectacles du 2 mai.

A Séville, corrida de Garcigrande avec des toros de présentation inégale et manquant de race, le cinquième primé d’une vuelta généreuse.

Séville reste Séville, et son public manque souvent tout autant de critères que son empresa, à voir les trophées accordés à El Juli qui termine ses faenas par des « julipies », ces estocades où le garçon prend soin de contourner les cornes avant de loger l’épée.

Une oreille protestée à l’issue de son premier combat après une estocade très en arrière au second assaut, puis deux oreilles au terme de la seconde confrontation, avec à chaque fois un coup de rapière frauduleux.

Certes deux faenas de haut niveau, la seconde surtout, , mais ne faisons pas abstraction de la mise à mort qui fait partie de l’ensemble au moment d’attribuer les récompenses. Et donc (pour moi) une sortie par la Puerta del Principe (la 6° de sa carrière) qui ne s’imposait pas.

Morante de La Puebla, comme souvent, gratifia les présents de détails artistiques au toro d’ouverture avec de très belles véroniques et des doblones de cartel. Son premier s’éteint à mi-faena, son second ne convenait pas à son toreo précieux. Salut et silence.

Miguel Angel Perera signa une première prestation propre bien que de mas a menos (salut). On retiendra de son second combat un quite par chicuelinas, quelques cambios por la espalda et une bonne entame droitière, le passage à gauche faisant chuter la température. Palmas.

(Photo : Arjona)



A Madrid, pour la traditionnelle Corrida Goyesca, un cartel de toreros modestes qui n’a attiré qu’un tiers d’arène. Face à des toros de José Luis Pereda, bien présentés, nobles mais manquant un peu d’entrega au final, la seule oreille de la tarde (un peu protestée) est pour Francisco José Espada qui signe une faena intelligente de bonne facture face au second.

  • Cristian Escribano : silence et vuelta.
  • Francisco José Espada : oreille et ovation.
  • Angel Sanchez : ovation et silence.

Photo : Joël Buravand
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