Roca Rey, protagoniste de la nouvelle campagne publicitaire de la San Isidro.

Andrés Roca Rey est le protagoniste de la nouvelle campagne publicitaire que l’empresa Plaza 1 va déployer dans les rues de Madrid pour promouvoir la prochaine San Isidro, une feria dont le jeune péruvien sera l’un des atouts majeurs.

A l’occasion du centenaire de la venue de Federico García Lorca à Madrid, la nouvelle campagne est basée sur « la théorie du duende » du poète. Lorca développe une théorie esthétique où il expose ses idées sur le processus de création artistique. Le grand art dépend d’une connaissance proche de la mort et le duende fait allusion à l’interprétation subliminale de la tauromachie.

« La maîtrise de la technique au plus haut niveau et la dotation d’aptitudes matérielles corporelles ne suffisent pas pour triompher, pour captiver le public, pour l’émotionner et le commotionner. Il faut être possédé et piégé par le duende qui joue toujours excité et curieux comme un enfant, comme un diable, comme un mage, qui se transforme totalement au moment de l’expression créative« , une théorie que Plaza 1 a converti, via la campagne publicitaire qu’elle présente, en une allégorie de la carrière de Roca Rey.

Le jeune torero péruvien a confié entre autres que « c’est beau que des personnes aussi talentueuses que Lorca, un poète si reconnu et avec une telle histoire, ait été inspiré par la tauromachie« .

Pour attirer les nouvelles générations vers les arènes, Roca Rey  affirme qu’il est fondamental de « raconter ce que tu vis, ce qu’est ta profession, le monde du toro et sa vérité. Il y a des gens qui connaissent, mais il y en a d’autres qui n’ont pas eu l’opportunité de s’approcher de ce monde, un monde très spécial quand tu le connais à fond. A ce niveau, je me sens complètement impliqué dans la tauromachie. Comme jeune torero, j’ai la responsabilité d’enseigner la tauromachie, pas seulement dans la plaza mais aussi en ouvrant l’éventail et en allant sur des chemins que la tauromachie n’a pas encore foulé« .

L’affiche est une oeuvre de José Ramon Lozano.