Arnedo. 23 mars. Diego Urdiales et Tomas Campos a hombros.

Arènes couvertes, dome découvert, bonne température, trois-quart d’entrée, deux-heures trente de spectacle terminé avec l’hymne taurin d’Arnedo.

Six Toros de La Plata, bien en chair, un peu acochinado, avec des défenses en casquette de CRS et souvent très faibles.

Tous une pique, peu appuyée. Le cinquième aurait dû être changé tant sa faiblesse était évidente. Par contre, leur origine Domecq en faisait des collaborateurs efficaces dans la muleta. Il fallait oublier la philosophie taurine des novilladas d’Arnedo.

  • Diego Urdiales (bleu et or) : au premier, une entière, une oreille ; au quatrième, une entière, deux oreilles.
  • Cayetano (bleu marine et azabache) : au deuxième, un pinchazo, une entière, avis, une oreille ; au cinquième, une entière, un descabello, quelques applaudissements.
  • Tomas Campos (vert et or) : au troisième, une entière, un descabello, une oreille ; au dernier, une entière, une oreille.

 Cayetano seul, manquait  pour compléter la sortie en triomphe de Diego Urdiales et de Tomas Campos. Mais l’Andalou a eu la malchance de tirer un second toro totalement illidiable par sa faiblesse et ses charges désordonnées. Après avoir brindé à Diego Urdiales, Cayetano devait rapidement renoncer et tuer, mais les applaudissements et quelques mouchoirs n’ont pas suffi pour convaincre le président. Mais personne à Arnedo et ailleurs n’oubliera sa première faena. Ouverte par des ayudadas digne du Faraón de Camas et poursuivie sur la main gauche, sans pratiquement jamais la quitter, il enluminait le tout de quelques trincheras qui, en d’autre temps, auraient fait pâmer la duchesse d’Albe. De l’immense tauromachie andalouse.

Diego Urdiales avait été accueilli par une immense ovation à laquelle il invitait ses compagnons de cartel. Eludant la cape, il signa un toreo très classique, sans trop de recherche en raison de la faiblesse de l’adversaire. Il travailla longuement à gauche. Par contre, à son retour, il fut excellent à la cape où après d’amples et lentes véroniques, il gratifia ses amis de chicuelinas marchées pour conduire son adversaire au cheval. Il fut très technique pour sauver ce toro qui n’avait que peu de qualités mais il lui arracha l’essentiel avec beaucoup de talent. C’est encore à gauche qu’il obtenait le plus de réussite.

Tomas Campos n’a pas trop marqué avec sa première faena. Mais il sut se racheter avec son second advesaire. Certes ce fut l’animal le plus mobile du lot. Il en profita pour signer une faena très complète. Dans ce cartel Tomas Campos s’est affirmé comme un maestro intéressant.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.