Valencia. 17 mars. Deux oreilles pour Sébastien Castella et polémique sur un indulto refusé.

Valencia a connu hier une tarde où la polémique s’est installée quant à l’indulto du cinquième toro de Jandilla, « Horroroso« , n° 74, negro, 540 kilos, né en septembre 2014, un bicho qui se frotta par deux fois au picador qu’il renversa, puis qui se prêta avec beaucoup d’entrega à la faena de Sébastien Castella qui ne laissa pas passer l’occasion de briller.

Sébastien Castella et Horroroso

Grosse prestation du biterrois face à un animal qui chargea avec fijeza et alegria, l’opposant rêvé pour un torero capable de mettre à profit ces indéniables qualités. Deux oreilles pour Castella et vuelta posthume pour son adversaire.

N’ayant pu assister à la course, je m’abstiendrai de prendre position sur le sujet, même si je persiste à penser qu’un indulto se mérite au départ par un grand tercio de piques avec un minimum de trois rencontres prises avec une grande bravoure. Mais combien de toros à l’heure actuelle dépassent ce nombre de rencontres ? Déjà faut-il que les deux piques règlementaires ne soient pas, comme c’est souvent la cas, des simulacres ! Fin de la parenthèse.

Sébastien Castella avait auparavant combattu un autre bon toro, « Observador« , qui fut lui aussi brave et encasté mais aussi exigeant. Le biterrois débuta de belle manière mais son trasteo se délita en cours de route et l’affaire se termina par un silence, l’animal passant un peu inaperçu.

Le premier portait le fer de Vegahermosa, second fer de la maison Jandilla. Un toro noble et maniable mais manquant de fond. Gêné par le vent, Diego Urdiales, chef de lidia du jour, lui proposa une faena sobre terminé par un grand coup d’épée (salut). Le quatrième n’avait guère plus d’intérêt et on ne retiendra que des détails du second trasteo du riojano (silence).

Gêné lui aussi par le vent, Cayetano ne put arriver à composer un travail cohérent et préféra abréger le débat (silence). Le sixième, de Vegahermosa, n’offrait guère plus d’options, et après avoir tenté d’en tirer quelque chose sans grands résultats, le cadet de la famille Ordoñez plia les trastos (nouveau silence).

A noter que le banderillero Javier Gómez Pascual, troisième de la cuadrilla de Cayetano, fut pris par le second toro de la tarde qui lui infligea une cornada au niveau des reins (vertèbres L4-L5). Heureusement pas d’atteinte de la moelle épinière. Pronostic réservé.

(Photos : Arjona)