Fourques. 17 mars. Tristan remporte le second Trophée Terre d’Argence.

Pas mal d’aficionados avaient répondu à l’appel de l’école taurine Rhône Aficion pour assister à la novillada sans picadors où quatre garçons se disputaient le deuxième Trophée Terre d’Argence.

A l’issue du paseillo, le président de l’école taurine Jacques Giraud, remercia toutes les personnes ayant apporté leur soutien à l’organisation de cette journée taurine avant qu’une minute de silence soit observée en mémoire de Frédéric Cabasse dit « Fredo, propriétaire du bar des Lices.

Le premier eral de la tarde, porteur du fer de François André, fut accueilli par Clément Hargous par une larga cambiada afarolada de rodillas suivie de quelques véroniques, l’ensemble rématé par revolera. Quite de Solalito par chicuelinas et demie suivi d’un quite de Clément par tafalleras et larga avant tercio de banderilles partagé par les deux garçons. Face à un novillo compliqué et violent, Clément parvint à composer une faena ambidextre de bonne facture quoique d’inégale intensité, à la limite souvent de l’accrochage. demi-lame prependiculaire en place. Oreille.

Le second eral arborait les couleurs de Jalabert Frères. L’animal se montra violent dès son entrée en piste, cognant avec force contre un burladero (corne cassée semble-t-il ?) et accusant par la suite une faiblesse très probablement liée à ce choc contre les planches. Solalito (ET-Campo de Gibraltar), venu en remplacement de Yon Lamothe blessé, dut composer avec les forces justes du novillo qui chuta à maintes reprises. Quelques véroniques très douces, puis un quite d’Alejandro Rivero par tafalleras, Solal lui emboîtant le pas à l’identique. Le jeune nîmois cloua ensuite deux paires de banderilles (cuarteo et sesgo por fuera) avant de composer une agréable et intelligente faenita où il sut ménager son adversaire pour en tirer de doux muletazos templés sur les deux bords, mettant à profit la bonne noblesse du Jalabert. Entière tendida pour la conclusion. Oreille.

Alejandro Rivero (ET de Badajoz), récent vainqueur du Bolsin de Ciudad Rodrigo, fut un peu décontenancé par son adversaire de Pagès-Mailhan. Il ne réussit pas à s’imposer lors de la réception, ne sachant apparemment pas par quel bout prendre ce novillo qui collait à l’étoffe lors de charges désordonnées. Tristan lui montra la voie lors d’un quite par chicuelinas. La faena de l’extremeño, débutée par un derechazo de rodillas, prit peu à peu de la consistance, le garçon prenant progressivement la mesure de son adversaire. Trouvant la bonne distance, il s’adapta aux charges vives du Pagès-Mailhan qui avait cependant tendance à sortir suelto et parvint à composer un ensemble cohérent terminé par bernadinas très serrées. Entière latérale trasera, deux descabellos. Oreille.

Sitôt sorti des chiqueros, le dernier novillo, de Jacques Giraud, mesura les barrières avant de les franchir, essayant même de trouver une sortie par les tendidos. Tristan essaya de le capter par véroniques et Clément Hargous fit les frais d’une charge inopinée de l’animal qui lui fit faire une voltereta, renversant Tristan dans la foulée. Brindée au public, la faena du garçon fut volontaire et ajustée, adaptée aux conditions d’un bicho qu’il ne fallait pas perdre de vue. C’est sur la corne gauche que vinrent les meilleures séquences, le piton opposé s’avérant plus incommode. Final par statuaires et trincherilla avant lame sous-cutanée puis entière caida avec grosse voltereta à la clé. Deux oreilles.

A l’issue de la course, le prix au meilleur novillo de la tarde fut remis par Michel Barcelo à Pascal Mailhan, le second Trophée Terre d’Argence étant remis par Juan Bautista à Tristan.

Reseña et photos : Paco.

En matinée, Jérôme Bélinguier «Jeronimo»fit sa présentation en public face à un eral de Barcelo (sans mise à mort).

José Espinosa «El José»combattit pour la première fois avec mise à mort un eral du même fer, connaissant quelques difficultés lors de la suerte suprême.

Les deux garçons purent ainsi mesurer les difficultés de la pratique du toreo et appréhender combien peut être long et difficile le chemin qui mène au succès.

Photos : Jean-Claude Lemelle.