Olivenza. 9 mars (tarde). L’immense Ponce était là !

Grand soleil et chaleur, arènes combles. Corrida très agréable dans sa première partie avec les hommes à pied.

Trois toros de Garcigrande  et un de Domingo Hernandez de 542 à 501kilos pour Enrique Ponce et El Juli.
Deux de Guiomar de Moura pour le cavalier Diego Ventura.

  • Diego Ventura, à cheval : au premier, un pinchazo, un rejon et à pied un descabello, applaudissement ; au deuxième un rejon rapide d’effet, deux oreilles.
  • Enrique Ponce (marron et or) : au premier, une entière, deux oreilles, au troisième, un avis, un mete y saca et une entière, quelques applaudissements.
  • El Juli (bordeaux et or) : au deuxième, trois-quarts de lame, deux oreilles ; au quatrième, un pinchazo et une entière, silence.

Enrique Ponce a signé une véritable festival de tauromachie et de bon goût pour la deuxième corrida de la feria d’Olivenza. Face à un excellent toro de Garcigrande, il a pu exposer au grand jour toutes ses qualités. Du calme, de la réflexion, de la profondeur dans les passes et surtout un temple parfait. On retiendra d’immenses muletazos donnés avec un corps relâché et une lenteur extrême. Puis viendra une longue série de naturelles avec lesquelles il se place au somment et déclenche un tonnerre d’applaudissements. Mise à mort fulgurante… deux oreilles.

Par contre il revient avec toro de Domingo Hernandez qui n’a pas les qualités du premier. Il passera un long moment à tenter de rectifier sa charge. Ce fut pour lui l’occasion de nous distiller de superbes trincheras. Mise à mort hésitante, mais Ponce s’était déjà montré très grand !

El Juli s’est imposé sur un rythme un peu plus rapide avec une première série où il fait passer la muleta d’une main à l’autre avant de finir sur une immense série de la droite. On ne l’attendait pas sur la main gauche et pourtant il fut extraordinaire au point de nous amener aux portes du rêve.

Il reviendra en piste avec un toro un peu plus compliqué, mais avec une belle élégance à la cape, tercio ponctué de quelques lopecinas. Il torée bien, mais sans grande imagination et en manquant d’un peu de fond. Il faut regretter sa fin de faena  sur un mode brouillon.

Diego Ventura a fait admirer ses dons de grand cavalier toute au long de ses deux combats. Maître de l’art équestre, il le mit au service de la domination de ses adversaires. On retiendra chaque fois d’excellents quiebros. Le cavalier aura su intéresser toute l’arène.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.