Olivenza. 9 mars (matin). Les bons débuts de Carlos Dominguez.


Grand soleil, petite demi-arène, six novillos, dans l’ordre de sortie, de Carriquiri, San Pelayo, Talavante, El Freixo, Jose Luis Iniesta et Vistalegre, tous au-dessus de 460 kilos et tous une pique. Généralement intéressants à la muleta.

  • Juanito (vert et or) : au premier, deux pinchazos, une entière, un descabello, avis, silence ; au quatrième, une entière deux oreilles.
  • Diego San Roman (bleu et or) : au deuxième, deux entières, avis, salut ; au cinquième, une entière, sept descabellos, silence.
  • Carlos Dominguez (vert et or) : au troisième, deux pinchazos, une entière, vuelta ; au dernier, une entière, deux oreilles.

Carlos Dominguez n’aura pas raté son entrée dans les rangs des novilleros. Pour sa première formelle, il pouvait repartir avec quatre oreilles. Malheureusement pour lui, il sera trahi par l’acier au moment de sa première mise à mort mais sa faena avait une valeur de deux oreilles. Après avoir brindé à ses professeurs de l’école taurine de Badajoz, il commença à genoux par des passes changées dans le dos. Très vite il allait démontrer son courage et un style marqué par d’interminables muletazos avec toujours une muleta très basse.

A sa deuxième sortie on retrouvera ce style très particulier, haché de quelques trincheras de qualité avec toujours beaucoup de profondeur. Mise à mort parfaite, malgré une cogida spectaculaire et deux oreilles.

Juanito (vert et or) commence à avoir des habitudes de vieux briscard sachant peser sur le public. Une première sortie avec un animal un peu faible et compliqué qui le met parfois en difficulté. Une toreo souvent proche de l’accrochage… mais c’est à son retour, après un beau tercio de cape, qu’il sera très à l’aise dans toutes les phases de sa faena. Là aussi il témoigne d’un grand courage pour se jeter entre les cornes avec une cogida qui a fait trembler toute l’arène.

Diego San Roman, malchanceux, a sûrement hérité des deux plus mauvais novillos et possède une volonté dilettante de dominer. Il se fera accrocher plusieur fois, mais sans imagination, il ne parviendra jamais à convaincre. Il se rangera ensuite dans un classicisme prudent mais devra arracher les passes une à une face à un adversaire qui ne chargera jamais.

Une novillada de feria très agréable avec deux beaux triomphateurs.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.