Olivenza. 8 mars. Six oreilles pour la première course de la Feria.

Extraordinaire corrida de El Tajo y la Reina pour ouvrir le cycle de la Feria d’Olivenza.

Les cinq premiers toros furent parfaits. Une seule pique certes, mais prise avec beaucoup de bravoure et parfois d’alegria. Un quatrième et un cinquième qui pouvaient se disputer une vuelta qui revient au cinquième. Un beau moment de tauromachie, sous le soleil et une agréable température, devant plus de trois-quarts d’arène.

  • José Garrido (rouge et or) : au premier, un mete y saca, un pinchazo et une entière, salut ; au quatrième, une entière, un avis, deux oreilles ; au dernier, en substitution de Toñete, blessé au troisième, deux pinchazos et une entière, salut.
  • Luis David Adame, (vert foncé et or) : au deuxième, une entière foudroyante, une oreille ; au cinquième, une entière a recibir, deux oreilles et vuelta au toro.
  • Toñete (bleu marine et or) : au troisième, une entière, une oreille, et part à l’infirmerie, touché au genou lors de la mise à mort.

José Garrido a rapidement compris tout l’intérêt des toros de Joselito, très nobles et d’une mobilité parfaite. Rapidement le garçon se retrouvera très efficace et à l’aise sur la main gauche et se fera plaisir avec une animal parfait… il aura tendance à faire durer. Il ouvrira sa deuxième sortie par de séduisantes chicuelinas, surtout dans les mises en suerte au cheval. Par la suite, dans une faena très attirante, on retiendra surtout d’immenses et longues naturelles, de quoi faire pleurer. Sa dernière sortie sera largement en-dessous, héritant du seul toro faible du lot.

Luis David Adame  ouvrit sa première faena à genoux et poursuivit sur un rythme très classique. Ce fut du cousu main où il n’y avait rien à critiquer. A son retour il offrit un festival de cape et une immense faena sur les deux mains d’où se détachaient les naturelles, chacune étant un véritable tableau. L’entière a recibir surprit tout le monde mais quelle perfection et quelle volonté !!!

Toñete sera passé tel un éclair, mais en laissant à chaque passe un bon goût. On le remarquera une ou deux fois sur la main gauche. Une oreille bien méritée, surtout après sa mise à mort qui le dirigera vers l’infirmerie.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.