Gimeaux. 3 mars. Beau succès pour la Fiesta Campera du Printemps.

Le club taurin Lou Fourmigo ne pouvaient espérer meilleure météo pour accompagner sa traditionnelle Fiesta Campera du Printemps.

Aussi les aficionados s’étaient déplacés en nombre pour assister à l’un des premiers spectacles taurins de la temporada et pour soutenir l’action des bénévoles de l’association.

Le matin, en guise de mise en bouche, une capea opposait deux élèves de l’école taurine du Pays d’Arles, Lucas Spagna et Miguelin, à deux becerros respectivement des fers d’El Campo et Pagès-Mailhan, le premier cité perdant au final le bénéfice de son travail, le second coupant une oreille.

Après le traditionnel apéritif et les non moins traditionnelles agapes, place au plat de résistance de la journée avec la lidia de quatre novillos, le premier de Pagès-Mailhan (d’origine César Chico), les trois autres porteurs de la devise de Françoise Yonnet, derniers exemplaires du fer.

Francisco José Palazon ouvrit les débats en prenant d’emblée la mesure de son opposant qu’il conduisit par bonnes véroniques des planches vers le centre où il le fixa par demie et revolera. Léger châtiment à charge de Gabin pour ce premier novillo qui garda la tête haute par la suite et qui finit bouche fermée. Bien doublé en début de trasteo, le bicho, gazapon durant la première moitié de la faena, afficha de mauvaises intentions sur la corne droite, ce qui fit que le diestro d’Alicante prit très vite la main gauche pour quelques bonnes séries de naturelles. Bref retour à droite au final pour assurer sa domination et peut-être quelques séries de trop qui firent que le Pagès-Mailhan fut compliqué à fixer pour la suerte suprême. Malgré deux estocades guère convaincantes, le travail de Palazon fut crédité d’un trophée.

Alberto Lamelas accueillit son adversaire par une larga cambiada de rodillas, manquant de se faire enfermer dans les planches par la suite et parvenant avec métier à se dégager vers le centre pour y laisser une demie. Après trois courtes piques (dont deux traseritas), bon second tiers à charge de Tomas Ubeda et Dylan Raimbaud. Brindée à la compagne de Daniel Caparros (président du Fourmigo), la faena fut un modèle de technique face à un novillo qui se laissait faire sur la corne droite mais qui, sur la gauche, s’avérait compliqué dès qu’on dépassait le brelan de naturelles. Mais le madrilène n’est pas un débutant et il adapta son toreo aux conditions de son opposant.

Bonne faena ambidextre, plus centrée sur la corne droite et une grande estocade portée au second assaut libérant trois mouchoirs au palco, deux pour le torero, le troisième de couleur bleue récompensant les qualités du cornu.

Adam Samira signa quelques bonnes véroniques et demie avant que le novillo n’échappe à la cuadrilla pour une première pique, qui fut doublée par une seconde ration de fer légère, après un quite du garçon par chicuelinas et larga. Si la partie droitière fut de correcte facture, le passage sur la main gauche s’avéra plus compliqué avec accrochage puis voltereta laissant le garçon un peu sonné. Face à ce novillo qui lorgnait vers le toril, Adam, sur les conseils de son mentor Paquito Leal, exploita de façon correcte la corne droite, tant que le bicho voulut bien collaborer de ce côté. Trois naturelles, une à une, pour apprendre le métier, puis une demi-lame trasera et perpendiculaire qui eut raison de l’animal. Oreille d’encouragement.

Solalito a séduit par son assurance et sa planta torera. Face au dernier, il laissa quelques correctes véroniques et demie avant de laisser Gabin officier une dernière fois. Second tiers partagé avec Fabien Castellani. Brindée à Alberto Lamelas et à son apoderado Tomas Campuzano, la faena fut de bon niveau malgré les fléchissements d’un bicho aux forces limitées. Les séries ambidextres furent convaincantes, même si de temps en temps le garçon perdit un peu la cadence au final des séries. Compte-tenu de la faiblesse du bicho, Solal sut intelligemment élever sa muleta pour éviter les chutes, finissant son travail par ayudadas por alto. Deux oreilles après une lame traserita. Vuelta pour le dernier novillo du fer en hommage à la ganadera.

En conclusion, une agréable tarde malgré le fait qu’on mangea beaucoup de poussière, la pompe servant à arroser la piste étant, m’a-t-on dit, tombée malencontreusement en panne. 

Un petit bémol pour finir : les cuadrillas en tenue de ville. Il me semble que paraître en public impose la tenue adéquate. Je les aurais préféré en tenue campera. Ce n’est qu’un détail, mais une somme de détails compose un ensemble cohérent.

Belle organisation de cette journée de la part du club taurin Lou Fourmigo. Enhorabuena a todos !

Reseña et photos : Paco.