Pontonx. 24 février (tarde). Miguel Polope remporte la 6ème Fragua.

Petite entrée dans les merveilleuses arène couvertes.

Quatre erales d’Andoni Rekagorri, bien présentés, lourds et mobiles, certains proches de la novillada piquée. Tous très nobles et parfaitement toréables.

  • Jésus Moreno (rose et or souligné de noir) : au premier, une entière, avis, un descabello, vuelta.
  • Valentin Hoyos (vert et or) : au deuxième, un pinchazo et une entière, une oreille.
  • Miguel Polope (blanc et or) : au troisième, trois-quarts de lame et un descabello, une oreille ; au cinquième, un pinchazo et une entière, salut.
  • Victor Acebo (blanc et or) : au quatrième, un pinchazo et une entière, vuelta.

Le Valencien Miguel Polope est le sixième vainqueur de La Fragua. Il s’est rapidement imposé par l’efficacité de son style, devant une toute petite chambrée qui assistait à ce certamen. Un jeune torero que l’on devrait revoir tout au long de l’été, dans diverses arènes partenaires de ce bolsin imaginé et porté par Juan Leal et son apoderado, Maurice Behro.

Miguel Polope entra en piste dans un bolsin qui ne parvenait pas à démarrer. Après deux faenas bien tranquilles, le valencian prenait la cape et se plantait devant cet eral particulièrement mobile et agressif. Sans jamais reculer, en quelques capotazos bien dessinés, il réduisait la charge de son adversaire. Une domination qu’il allait poursuivre, muleta en main, très efficace avec la gauche, maniée avec douceur et une infinie lenteur. Il distillait de longues séries souvent applaudies. Il prenait une longueur d’avance.

Vainqueur du bolsin il avait en prime le cinquième novillo à combattre. Il le fit sur le même ton, avec une solide domination dès la cape, et démontrant par la suite une parfaite aisance et une grande confiance. Là aussi il marquait une préférence très nette pour la main gauche. Technicien et artiste, deux mots qui peuvent résumer les grandes qualités de ce garçon.

Jesus Moreno avait ouvert la finale avec beaucoup d’application mais sans une grande imagination. Plutôt moyen à la cape, il brinde ensuite son combat au public et torée avec une certaine lenteur mais sans jamais aller au-delà de ses leçons d’école. Il doit encore trouver sa personnalité. Un peu vert tout de même à ce niveau de la compétition.

Valentin Hoyos tente de surprendre par une larga afarolada à genoux. Suivra un agréable tercio de cape avant un brindis à Juan Leal. Une cogida spectaculaire ne l’empêchera pas de fournir un toreo très classique sur la main gauche. Il terminera par quelques ayudadas du meilleur goût. Mais sa faena demeure un peu courte.

Victor Acebo manquera d’une technique affirmée. Certes il sait ce qu’il faut faire, avec des passes de châtiment au début mais qui ne pèsent pas assez sur le toro. Quelques séries bien commencées mais qui manquent de finition. Il y a de la bonne graine de torero parce qu’il comprend ce qu’il faut faire. Mais le garçon est encore un peu vert. A n’en pas douter nous le retrouverons.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.
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