CFT. AG et entrainement au campo.

Nous avons tenu notre Assemblée Générale 2018…

Vendredi 15 février 2019 s’est tenue, dans le salon du Musée des Cultures Taurines, l’Assemblée Générale du CFT, devant un public chaleureux et attentif.

Après les présentations du bilan moral par le Vice-Président Philippe Gibelin et du bilan financier par Jean-Yves Bauchu, administrateur, Christian Le Sur a pris la parole pour exprimer sa vision concernant la situation de l’enseignement de la tauromachie, en France.


Un hommage a été rendu à Maxime Ducasse, ancien élève du Centre Français de Tauromachie, qui, dès la sortie de notre école, avait embrassé la carrière de banderillero. Il vient de se retirer des ruedos. 
Tout au long de son activité, il a manifesté des gestes généreux, entretenant des liens étroits avec notre institution. Le Conseil d’Administration a décidé de lui rendre un hommage public.


Il a reçu un présent des mains de son « compadre », lui aussi ancien élève et administrateur du CFT, Marc Monnet.

Devant un public averti, le Président s’est ouvert à exprimer ses satisfactions et ses inquiétudes. Satisfaction parce qu’au bout de 36 ans…nous sommes toujours là ! Plus de 20 de nos anciens élèves ont reçu l’alternative, mais encore, chose qui passe trop souvent inaperçue, 13 professionnels taurins sont issus de nos rangs.


A cette occasion, il a souligné que l’enseignement de la tauromachie ne se résume pas à quelques cours de toreo de salon mais – et c’est ce qui fait notre différence – nous donnons, tout au long de l’année, des cours théoriques, nous insistons sur une préparation physique et technique, en louant du bétail  et en achetant des toros, pour les faire tuer en privé, avant que les élèves ne seproduisent en public.

Nous accompagnons nos élèves, dans tous leurs déplacements et nous sommes exigeants quant à l’éthique que nous inculquons, la philosophie de la vie, le gout de l’effort, le respect, la modestie…sans oublier la politesse.

En résumé, au cours de l’année 2018, nos élèves se sont produits dans 55 spectacles, ont toréé 123 animaux et mis à mort 51 novillos… Qui dit mieux ?


Côté inquiétude, il a exprimé sa profonde déception à voir décroître, chaque année, l’aide des collectivités publiques, à l’exception de la Ville de Nîmes, qui, au contraire, a augmenté sa subvention.
Il a longuement exprimé son interrogation concernant l’attitude de l’Union des Villes Taurines de France qui, après avoir collecté des fonds importants, grâce à la contribution d’un prélèvement sur le prix des billets de corrida, sur les sueldos des toreros et les factures des ganaderos, investit de fortes sommes, pour promouvoir, dans les médias, l’image de la tauromachie.

Il considère cette démarche remarquable et tout-à-fait nécessaire. En deux mots, l’UVTF sème le grain de l’aficion et cela est fort louable. En revanche, il s’émeut de constater que rien n’est fait pour obtenir les fruits de ces investissements, car aucun budget n’est prévu pour en arroser les racines.

Les écoles accueillent les jeunes, qui ont envie de venir s’essayer à la tauromachie, mais elles n’en ont pas les moyens. Elles ont besoin d’une aide importante et récurrente. Pas de saupoudrage. L’avenir de la tauromachie appartient à la jeunesse, si on laisse mourir les écoles, la tauromachie mourra. L’UVTF a, entre ses mains, une des clés de l’avenir de la tauromachie, elle ne peut laisser la jeunesse sur le bord du chemin.


En fin, Monsieur Frédéric Pastor, adjoint à la Tauromachie, a pris la parole, pour affirmer le soutien inconditionnel de la Ville de Nîmes et a encouragé le Président et le Conseil d’Administration à poursuivre leur travail méritoire qu’ils accomplissent depuis tant d’années.

Il a offert, de la part de Monsieur le Maire, une demi-douzaine de muletas du Sastre Fermin, car, paraît-il « elles toréent toutes seules ! ».

La soirée s’est poursuivie par un magnifique buffet, à la charge des mamans et des administrateurs, que nous profitons de féliciter et remercier.

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Premier entrainement de l’année à la ganaderia Concha y Sierra de Jean-Luc Couturier…

Magnifique journée, pleinement satisfaisante, pour cet entrainement, en privé, avec mise à mort. Le ganadero nous a permis d’évaluer les qualités de ses becerros de Concha Y Sierra. L’essai a été tout-à-fait satisfaisant, en particulier le second toro, qui a très bien poussé au cheval.


Clément Hargous
, que nous préparons pour Arzacq, a très finement et élégamment toréé le premier novillo.


Nino Julian
, que nous préparons pour La Fragua, a été très décontracté et peut-être un peu rouillé par l’hiver sur certains gestes, mais, comme à sa manière habituelle, il a séduit le petit groupe d’aficionados présents.


Rafael Ponce de Leon
, qui relève d’une maladie qui l’a épuisé cet hiver, est sorti de second, pour tester ses sensations.


Quentin
s’est fait remarquer à la lidia, par sa finesse et son sens du placement. Il a donné des véroniques templées de façon exemplaire.


Notre cher Jack a fait ses débuts, dans les burladeros, il était très heureux et a vécu à fond ce moment, près de ses camarades.

Les trois professeurs, tous présents, sont satisfaits.


Le ganadero Jean-Luc Couturier a une autre corde à son arc, avec l’encaste Concha y Sierra. Les becerros, bien faits, avaient une très jolie robe berendo salpicado, ils ont bien mis la tête, après avoir été satisfaisants au cheval. Nous les retrouverons, à Boujan sur Libron, lors de la feria, le 30 juin prochain.

Photos : Jean-Luc Jouet
(communiqué)