Béziers. Le club taurin l’Aficion a reçu Pepe Moral.

Samedi 27 janvier au Domaine Augé à Boujan (34), le club taurin biterrois l’Aficion recevait le Maestro Pepe Moral.

Cette soirée animée par Paul Hermé avec comme traducteur Claude San Nicolas devait se poursuivre le lendemain par une journée au campo 

Né le 3 avril 1987 à Los Palacios (Séville) et issu d’une famille n’ayant aucun lien avec la tauromachie, sa mère infirmière et père charpentier, il découvre enfant le monde du toro en allant aux arènes voisines de son domicile et en y découvrant l’entrainement des matadors.

À 14 ans il entre à l’école taurine de Séville. Brillant novillero, il se présente à Las Ventas en mars 2007 avec Francisco Javier et Joselito Adame. Les conditions de sa prise d’alternative ne le décourageront pas. D’abord prévue à Valence, puis reportée à Madrid, c’est finalement à Séville que Pepe Moral prendra l’alternative le 11 juin 2009. 

Comme pour beaucoup trop de jeunes matadors talentueux, les empresas l’oublieront durant plus de deux ans. Il doute alors et c’est avec les larmes aux yeux qu’il raconta l’année 2014 où, grâce au directeur de la radio COPE, il retrouva le sable de Séville pour la corrida du Corpus.

Pepe Moral fait partie de ces toreros qui ne refusent pas de combattre les toros de combat où la bravoure l’emporte sur la noblesse. Avec Octavio Chacon et Emilio De Justo face à des Victorino Martin lors de la Feria des Vendanges de Nîmes 2018, Pepe Moral, grièvement touché, chancelant, a terminé son combat. Sur le chemin de l’infirmerie les acclamations « Torero ! Torero » résonnaient à ses oreilles ; il en fut de même quelques instant plus tard à l’extérieur des arènes lors de son transfert vers l’hôpital…

Comme devait le souligner l’animateur de la soirée Paul Hermé – et je partage son avis ayant assisté à cette tarde de Nîmes – une page de l’Histoire de la Corrida s’est ouverte ce jour-là. Chacon, De Justo et Moral ont prouvé que leurs faenas avaient toute leur place dans les ruedos. Les réflexions des aficionados le démontrent. Aux empresas de le comprendre, aux aficionados de le faire savoir… Ainsi il y aura à nouveau beaucoup de monde sur les étagères.

Le lendemain, dimanche 28 janvier, plus de 120 aficionadas et aficionados se sont retrouvés avec le Maestro Pepe Moral et le novillero Solalito autour de la placita de la ganaderia Turquay pour une tienta de 4 vaches. Le matador de Los Palacios eut ensuite  à lidier un toro qui hélas donna peu de jeu.

Tous les présents  se sont régalés du travail sans faille de Pepe Moral. Le Maestro autorisa le jeune Lenny Martins de Melo, de l’École taurine de Béziers, à esquisser quelques passes à chaque animal.

Reportage : Hugues Bousquet (http://lotaureroge.canalblog.com/)